La cuisine solaire, un petit goût de soleil chez soi - Minizap Annecy
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La cuisine solaire, un petit goût de soleil chez soi

En climat tempéré, il est possible de faire cuire les aliments à la lumière du soleil durant cent à cent cinquante jours par an. Plusieurs types d'appareils sont à votre disposition, qu'ils soient fabriqués à la main ou achetés dans le commerce. Tour d'horizon.

Bien que peu répandue sous nos latitudes, la cuisine solaire n'est pas une nouveauté. Les premiers documents écrits portant sur ce type de procédé remontent à plus de deux siècles et la diffusion des cuiseurs solaires en Europe auraient débuté il y a une cinquantaine d'années. Le premier four solaire est né au XVIIIe siècle sous les doigts ingénieux du chercheur suisse Horace-Bénedicte de Saussure. Plusieurs couches de verre et de liège tapissant une boîte dans laquelle la température augmente et peut atteindre plus de 100 °C : tel est le principe de ce premier four solaire baptisé « heliothermomètre » par son inventeur. À partir de cette découverte, d'autres chercheurs développeront le procédé mis au point par Saussure pour aboutir aux modèles de fours solaires actuels qui, du plus simple au plus perfectionné, ont tous pour principe d'utiliser exclusivement l'énergie solaire pour remplir leur mission. Que peut-on faire cuire dans un tel four ? Combien un tel appareil coûte-t-il ? Est-il facile d'en fabriquer un soi-même ? Quels sont les avantages de ce type de cuisson ? Voici toutes les réponse à vos questions…

Comment ça marche ?

Il est bien plus facile de transformer le rayonnement solaire en chaleur qu'en énergie électrique. Ce dernier processus nécessite en effet l'utilisation de cellules photovoltaïques qui vont permettre de transformer l'énergie solaire en champ électrique. En revanche, pour produire de la chaleur à partir du rayonnement solaire – et ne pas la perdre !–, il suffit de mettre en place un ingénieux dispositif reposant sur quelques principes très simples: lorsque la lumière du soleil tombe sur une surface noire, elle s'échauffe. Avec une loupe ou un jeu de petits miroirs, on peut concentrer la lumière du soleil en un point où les températures produites seront très élevées. La chaleur solaire peut être conservée à l'aide de matériaux isolants. Les vitres laissent passer la chaleur tout en l'empêchant de se disperser.
À partir de ces quelques règles, fabriquer un dispositif de cuisson solaire est à la portée de tous. Quelques matériaux simples comme du bois, des vitres, des miroirs, de la peinture noire et de la laine de verre peuvent permettre de réaliser un four maison parfaitement efficace. Des modèles plus sophistiqués existent cependant dans le commerce et se répartissent en deux grandes catégories.

Cuiseur-boîte ou cuiseur parabolique ?

Sorte de cage à soleil, le cuiseur-boîte séduit par sa simplicité d'utilisation et de mise en œuvre ainsi que par sa taille réduite. Parfaitement adapté à une petite famille, il permet de cuire toutes sortes de gratins, de gâteau ou de pains. L'inconvénient : les temps de cuisson sont généralement multipliés par deux. Les prix ? De 250 à 450 € environ.
Sorte de grande coupole de miroirs, le four solaire parabolique offre un meilleur rendement, et, contrairement à son petit frère caisson, permet de faire frire les aliments et de cuisiner en grande quantité. Assez encombrant, il est adapté aux grandes familles disposant d'un espace extérieur suffisant. Inconvénient : victime de sa puissance, il implique certaines mesures de sécurité et un entretien minutieux. Les prix oscillent entre 150 et 500 € environ.

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© iStock / City Presse
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