Jardin

Des artichauts en guise de parasols

L'asiminier est un arbre fruitier qui a le vent en poupe mais le soleil en horreur quand il est jeune. Pour le protéger des rayons solaires ardents on peut utiliser des végétaux « parasols ».

L'asiminier trilobé (Asimina triloba) est un arbre fruitier originaire d'Amérique du Nord, qui était encore inconnu de la plupart des jardiniers il y a encore quelques années. Ses fruits, semblables à des fèves de cacao, ont un goût unique, proche de la banane et de la mangue. Mais leur conservation étant très délicate, on n'en trouve pas sur les étals des primeurs. Qui veut goûter l'asimine doit donc faire pousser un asiminier.

Un bon profil

Avec une rusticité proche des -20 °C et une tolérance pour tous les types de sol (sauf trop calcaires) dès lors qu'ils sont suffisamment profonds pour qu'il puisse déployer sa longue racine pivot, l'asiminier est bien adapté à notre climat. En outre, il ne connaît aucun ravageur ni maladie à ce jour. Enfin, avec son port compact, de trois à cinq mètres de hauteur, et ses grandes feuilles ovales, il arbore un petit air tropical dépaysant qui n'est pas sans charme.

À l'ombre des autres

Dans son milieu naturel, l'asiminier est endémique des bords de rivières alluvionnaires où il pousse sous la ramure d'arbres plus imposants. C'est pourquoi, du moins durant ses trois à quatre premières années, il a besoin d'ombre pour ne pas griller sous le soleil de plomb de l'été.

Un parasol productif

L'asiminier se plante jeune, de manière que sa racine pivot reste intacte malgré la faible profondeur des pots. Aussi est-il assez facile de l'associer à une plante pérenne de grand gabarit le temps que jeunesse se passe. Pour cela, l'artichaut est tout indiqué, car il est à la fois vivace, suffisamment haut et large, sans être étouffant. Placés à cinquante centimètres aux quatre coins cardinaux du jeune arbre, quatre pieds d'artichauts permettent de l'ombrager durant les quelques années que nécessite son endurcissement.

Benoit Charbonneau
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