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La formidable floraison d'été du petit flamboyant jaune

Force est de reconnaître que le petit flamboyant jaune fait preuve d'un certain panache quand il choisit de fleurir en plein été, au nez et à la barbe d'un soleil ardent et au mépris des sols les plus pauvres et les plus secs. Il avait pourtant l'air fragile, au premier abord, ce charmant petit arbuste aux fleurs délicates et au feuillage gracile !

Outre un nom scientifique à coucher dehors, l'Erythrostemon gilliesii, anciennement Caesalpinia gilliesii, est plus connu sous un nom d'oiseau, celui de paradis. À ne pas confondre avec le Strelitzia, un autre « oiseau de paradis » autrement frileux. Quant à son nom légèrement usurpé de flamboyant, il faut prendre soin de lui accoler « petit » devant et « jaune » derrière si l'on veut éviter la confusion avec le flamboyant rouge de Madagascar (Delonix regia) ou celui bleu d'Afrique du Sud (Jacaranda mimosifolia) aux floraisons faramineuses. Bref, voilà encore un joli méli-mélo de noms vernaculaires…

Des vieux complices

Si le petit flamboyant jaune est si remarquable, c'est à la grande complicité de sa floraison et de son feuillage qu'il le doit. La première, opulente et fantasque, apparaît sous la forme de grandes inflorescences terminales coniques, formées par quelques dizaines de fleurs jaunes, d'où émergent de longues étamines rouges ostentatoires. Le second, discret, léger, aérien, finement découpé, sert de parfait écrin aux petits bijoux de fleurs qu'il soutient. De cette heureuse union naît une silhouette gracieuse, singulière et exotique, qui mérite d'être mise en avant par une plantation isolée.

Exotique mais solide

Originaire des zones subtropicales d'Argentine et d'Uruguay, de Madagascar et de quelques îles du Pacifique, notre oiseau de paradis se révèle sous notre climat tempéré un étonnant dur à cuire. Il résiste, une fois qu'il est bien enraciné, à plusieurs mois de sécheresse et de chaleur, tout en fleurissant allègrement de la fin du mois de juin à la fin du mois d'août. Il faut pour cela ne pas hésiter à tailler les fleurs au fur et à mesure de leur fanaison, afin d'encourager l'éclosion de nouveaux boutons floraux. Dans le même temps, frugal patenté, il se contente des sols les plus pauvres, y compris caillouteux ou calcaires.

Pas si frileux

Pour un exotique, le petit flamboyant s'avère étonnamment rustique, même si son feuillage, persistant sur ses terres d'origine, devient caduc lorsque le moindre gel paraît. À condition qu'il soit, une fois de plus, correctement enraciné, il résiste à des températures de -12 à -15 °C, sous réserve que le sol soit bien drainé. En effet, il supporte mal les terres qui se gorgent d'humidité durant l'hiver. Au moment de la plantation, ajoutez donc à la terre un bon tiers de graviers, de billes d'argile ou de pouzzolane afin de favoriser le drainage. Dans les régions froides, mieux vaut placer l'arbuste à l'abri des vents dominants car ils augmentent les effets du froid.

Du buisson au petit arbre

Durant les premières années, la croissance est relativement rapide car il a la capacité de fixer l'azote de l'air pour s'en nourrir. L'arbuste arbore d'abord un port buissonnant, avant de se redresser sur son tronc au bout de quatre à cinq ans et d'adopter un port plus érigé jusqu'à atteindre deux à deux mètres cinquante de haut et de large.

Benoit Charbonneau
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