Le semis de tomate à chaud : bonnes raisons et mauvaises pratiques - Minizap Annecy
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Le semis de tomate à chaud : bonnes raisons et mauvaises pratiques

La graine de tomate est une frileuse qui a besoin de chaleur pour germer. Autant dire que février n'est pas son mois fétiche. Pourtant c'est bien à ce moment précis qu'il faut procéder aux semis à chaud, si l'on veut cultiver ses propres plants. Une opération délicate, qui demande de la place, du matériel, de l'organisation et surtout… de ne pas faire n'importe quoi. Sinon, adieu la sauce tomate !

Les graines de la liberté !

Le véritable intérêt des semis de tomates maison, c'est la liberté. En effet, sous forme de plants prêts à planter, les jardineries ne proposent souvent qu'une poignée de variétés standardisées au goût convenu. À l'inverse, les catalogues des semenciers en proposent des centaines, aux caractéristiques variées : taille, couleur, goût, précocité… De plus, un sachet ne coûte que quelques euros et contient plusieurs dizaines de graines. On peut aussi choisir de faire des semis dans le but de créer des plants de tomates greffés. Il faut pour cela recourir à des espèces botaniques spécifiques, telle que la « Petit Moineau », dont le système racinaire vigoureux offre au plant des possibilités de croissance et de résistance supérieures. Dans ce cas précis, il convient de semer deux variétés, une pour le porte-greffe et une pour le greffon.

Un temps d'avance

Semer tôt, c'est anticiper. Entre le semis et la mise en terre au potager, on compte généralement près de huit semaines de croissance. C'est pourquoi, si vous visez une plantation vers la fin avril, il vaut mieux démarrer dès février. C'est particulièrement important pour les variétés précoces (« Belle de Lorraine », « Reine des hâtives », « Précoce de Quimper »), difficiles à trouver en jardinerie, mais qui produisent 50 à 70 jours seulement après le repiquage. On les cultive le plus tôt possible, en complément de variétés plus tardives afin d'étaler les récoltes.

La chaleur ou rien !

Une graine de tomate ne germe qu'à partir d'environ 18 °C. Mais à cette température minimum, la levée reste lente et aléatoire. L'idéal se situe plutôt entre 20 et 25 °C, afin que les premières plantules apparaissent au bout d'une semaine. Évidemment, en février, il est impossible de compter sur de telles températures à l'extérieur. Les semis se pratiquent donc en intérieur, près d'une source de chaleur. Les jardiniers les mieux équipés utilisent une serre chauffée ou, à défaut, une mini-serre chauffante munie d'un tapis thermique qui maintiendra une température de fond stable. Les autres, soit la majorité, feront ça dans la maison. Mais alors attention…

Et la lumière… doit être

Alors que les graines n'avaient besoin que de chaleur et d'humidité, la lumière devient indispensable aux plantules. Or, en février, la durée du jour est faible, alors que la chaleur autour des semis est plutôt du genre estivale. Conséquence : les plantules « filent », c'est-à-dire qu'elles s'allongent démesurément à la recherche de lumière. Les tiges deviennent grêles, fragiles et les plants meurent. La solution ? Installer les semis au plus près d'une fenêtre très lumineuse, idéalement orientée sud, et tourner régulièrement les plants. Mais le mieux reste la serre chauffée, ou plus prosaïquement, la lampe horticole, programmée à quatorze heures d'éclairage quotidien.

Benoit Charbonneau
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