Comme tous les bulbes à floraison printanière, les camassias se mettent en terre durant l'automne. Et puisqu'ils ne sont jamais aussi beaux qu'en grand nombre, n'hésitez pas à les planter en masse.
On connaît assez peu le camassia et c'est bien dommage ! Originaire des prairies humides d'Amérique du Nord (Camassia leichtlinii, C. quamash), cette plante à bulbe très rustique déploie de mai à juin de hauts épis d'étoiles bleu violet, blanches ou roses, qui prennent la relève des tulipes. Selon les espèces, le camassia mesure de trente centimètres à plus d'un mètre ! Il demande un sol frais, ni détrempé ni trop sec, au soleil ou à mi-ombre. Une fois installé, il s'étale en touffes durables, et peut, selon les espèces, se ressemer abondamment. De ce fait, il est capable de coloniser les prairies avec une élégance confondante. Là où cela ne vous gêne pas, un bon conseil : laissez-vous envahir ! Après la floraison, les tiges fanées peuvent être coupées, mais le feuillage doit jaunir de lui-même avant d'être retiré, car il nourrit le bulbe pour l'année suivante.
Creusez le trou

Faites des trous de dix à quinze centimètres de profondeur, espacés de dix à quinze centimètres.
Placez le bulbe

Contrairement à beaucoup de bulbes, le camassia s'accommode des sols lourds et frais, qui feraient pourrir la plupart des autres. Posez-le sur un lit de terreau, au fond du trou, la pointe vers le haut.
Rebouchez

Recouvrez le bulbe avec la terre du trou, tassez du bout des doigts pour chasser les poches d'air, puis marquez l'emplacement avec un bâtonnet.
Arrosez

Arrosez pour faire adhérer la terre au bulbe, même si les pluies d'automne ont déjà détrempé le sol. Étalez ensuite un paillage pour nourrir le sol et éviter le dessèchement trop brusque de la terre au printemps.
« Soyez donc fleur bleue... Vous vous faites cueillir ! » Henri Jeanson


