Après des décennies consacrées à Pikachu et ses semblables, Game Freak tente enfin autre chose, et le pari se révèle à moitié gagnant. Dans un Japon rongé depuis 2 000 ans par des créatures géantes appelées Nushi, le joueur incarne Emma, une « Sealer » rejetée par les siens à cause de son pouvoir de manipuler les plantes. À ses côtés, Koo, un chien-loup corrompu, décoche des jets d'acide ou déploie des racines immobilisantes.
Le combat, principalement au katana, repose presque entièrement sur la parade, un système exigeant qui récompense la patience plutôt que le « bourrinage ». Les affrontements contre les Nushi, chacun régnant sur une forêt corrompue distincte, comptent parmi les temps forts du jeu, portés par une direction artistique qui lorgne clairement du côté de Princesse Mononoke.
Le revers de la médaille arrive en seconde moitié d'aventure : certains boss reviennent jusqu'à trois fois, le scénario s'essouffle, et quelques errements techniques, entre la caméra capricieuse et les animations faciales raides, ternissent un ensemble qui reste toutefois solide sur la durée, avec une quarantaine d'heures au compteur.
Beast of Reincarnation, PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, 54,99 €


