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Le nouvel indice qui veut changer la donne de l'obsolescence programmée

L'année 2025 célèbre l'arrivée d'un nouvel indice de durabilité qui remplace l'ancien indicateur de réparabilité, promettant une meilleure information sur la longévité des appareils électroniques. Son objectif est de proposer des critères plus complets et une transparence accrue. Son succès dépendra surtout de la bonne volonté des fabricants et des revendeurs.

Une nouvelle étiquette fait son apparition en ce début d'année sur les téléviseurs, en attendant son déploiement au cours du premier trimestre sur d'autres appareils électroniques : l'indice de durabilité. Ce dispositif, qui remplace l'ancien indice de réparabilité, vise à mieux informer les consommateurs sur la longévité et la réparabilité des produits. La transparence est l'un des piliers de ce nouvel indice. Contrairement à l'ancien système, où les grilles de notation étaient souvent résumées à l'extrême, les fabricants sont désormais tenus de publier l'intégralité de leurs calculs sur une plateforme publique. Cette ouverture permet aux associations de consommateurs, comme Halte à l'obsolescence programmée, de vérifier la véracité des notes et de signaler d'éventuelles anomalies. Une avancée qui renforce la confiance dans cet outil, tout en responsabilisant les industriels.

Des critères plus nombreux

L'ancien indicateur, qui se concentrait uniquement sur la réparabilité des appareils, est désormais enrichi de critères plus larges, comme la résistance aux tests de vieillissement accéléré ou la garantie minimale de trois ans. Ces éléments permettent de mieux évaluer la longévité globale d'un produit, au-delà de sa simple capacité à être réparé. D'autres facteurs, tels que la qualité de la documentation technique, la simplicité du démontage ou la disponibilité des pièces détachées, entrent également en jeu. Ces critères varient selon les catégories d'appareils : par exemple, l'indice des lave-linge, attendu pour avril 2025, intégrera des spécificités propres à ces machines. Pour les consommateurs, cette nouvelle étiquette offre une vision plus complète de la durabilité des produits, les aidant à faire des choix plus éclairés. Pour les fabricants, elle représente un défi : celui de concevoir des appareils plus robustes et plus faciles à entretenir, tout en respectant des règles de calcul désormais plus transparentes.

Un bras de fer déséquilibré

Et c'est précisément là où le bât blesse. Malgré ces avancées, le système montre encore des failles importantes. Les contrôles menés par la DGCCRF révèlent des lacunes préoccupantes dans l'application de l'indice de durabilité. En 2022, les agents ont constaté que 39 % des produits inspectés dans les commerces physiques étaient dépourvus de l'étiquette obligatoire, tandis que 14 % affichaient un format non conforme. Du côté des fabricants, les vérifications restent limitées : seuls trois fabricants ou importateurs ont été contrôlés, et tous présentaient des anomalies dans leurs calculs, notamment sur les tondeuses à gazon électriques. Les justificatifs manquaient dans deux cas, et un autre calcul était faussé. Ces dysfonctionnements soulignent les difficultés à garantir la fiabilité des notes malgré les promesses.

Le commerce en ligne dans le collimateur

La situation n'est guère plus encourageante dans le commerce en ligne, où 46 % des 1 241 produits contrôlés ne présentaient pas l'étiquette réglementaire, et plus de la moitié ne donnaient pas accès à la grille détaillée de notation. Face à ces manquements, la réponse des autorités reste mesurée : sur les 523 établissements contrôlés, 256 ont reçu un simple avertissement, et seules cinq amendes, plafonnées à 3 500 euros, ont été distribuées à des récidivistes. La DGCCRF justifie cette clémence par une approche "pédagogique" et promet une montée en puissance progressive des contrôles. Les agents doivent être formés, les procédures affinées. En attendant, l'efficacité du dispositif repose largement sur la bonne volonté des acteurs du marché.

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