A, B, O, AB... le b.a.-ba des groupes sanguins - Minizap Annecy
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A, B, O, AB... le b.a.-ba des groupes sanguins

Chacun d'entre nous possède un groupe sanguin. En plus d'être une véritable caractéristique identitaire du corps humain, cet élément joue un rôle essentiel dans le domaine de la santé. On vous dit tout sur ces drôles de lettres...

A, B, AB, O, positif ou négatif... Autant de lettres et de spécificités dont le commun des mortels ignore la signification. Et pourtant, il est important d'en apprendre davantage sur les groupes sanguins, non seulement parce que ces derniers différencient les personnes entre elles, mais surtout parce qu'ils permettent d'assurer la compatibilité du sang notamment lors des transfusions et dons.

Connaissances élémentaires

Il existe une multitude de systèmes de groupes sanguins, dont 48 principaux au total (l'EFS ayant découvert le tout dernier en 2025), déterminés par des molécules présentes à la surface des globules rouges que l'on appelle les antigènes. Parmi les systèmes les plus connus figurent le ABO et le facteur Rhésus (Rh). Lorsque ce dernier présente l'antigène D, le groupe sanguin est qualifié de positif, s'il est absent, il est dit négatif.
Le système ABO, quant à lui, repose sur la présence ou l'absence de deux antigènes majeurs, A et B. Leur combinaison définit alors quatre groupes : A, B, AB ou O (le seul à ne posséder aucun antigène A ni B).
Hérité de nos parents, notre groupe sanguin est une caractéristique identitaire biologique que nous gardons à vie (sauf cas particuliers, comme une greffe de moelle osseuse par exemple), plus ou moins rare selon les régions du monde.
En France, l'Établissent français du don (EFS) a analysé la répartition des différents types de sang : 38 % de la population est identifiée comme A+, 7% appartient au groupe A-, 36 % des citoyens relèvent du groupe O+ quand 6 % sont O-. On compte 8 % de personnes B+, tandis que le groupe B- est le moins répandu dans le pays avec seulement 1 % de la population, tout comme le groupe AB-, et 3 % des individus sont AB+.
Pour connaître son groupe sanguin, rien de plus simple : ce dernier est noté en premier lieu dans votre carnet de santé. Si vous n'avez pas la possibilité de vous le procurer, pas de panique : il est tout à fait possible d'obtenir votre groupe sanguin lors d'une prise de sang ou si vous donnez votre sang, plasma ou plaquettes.

L'importance des compatibilités

Déterminer le type de sang d'un individu est essentiel car lors d'une infection ou après un vaccin, les anticorps se fixent sur les antigènes qu'ils reconnaissent comme étrangers afin de les éliminer et ainsi défendre le système immunitaire. Ainsi, lorsqu'un individu a besoin d'une transfusion par exemple, il est capital de connaître les groupes sanguins compatibles avec le sien. Par exemple, le groupe O+ peut donner son sang aux groupes Rh positifs mais ne recevra que du sang O+ et O-. Le groupe O- n'a pas d'antigène A, ni B, ni Rh. Il donnera donc à tous les groupes (on parle de « donneurs universels ») mais ne recevra que du sang O-.
Le groupe A+ est compatible avec les A+ et AB+ mais exclut les B et O. Le groupe A-, dépourvu de facteur Rh, peut ainsi donner son sang aux groupes A-, A+, AB- et AB+ mais ne peut recevoir de B ni de Rh+. La logique est la même concernant les individus des groupes B+ et B-. Enfin, les personnes du groupe AB+ peuvent recevoir de tous les groupes (« receveurs universels »). Les individus du groupe AB-, quant à eux, ne recevront que du sang Rh négatif. Ils donneront leur sang uniquement aux groupes AB- et AB+. Attention toutefois, si ces règles s'appliquent pour un don de sang ou de plaquettes, elles diffèrent pour le plasma. Il est donc important de bien se renseigner en amont.

Pour tout renseignement, rendez-vous sur le site de l'Établissement français du sang (EFS) : dondesang.efs.sante.fr.

Julie Pitaud
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