Sur les 661 822 naissances totales enregistrées en France en 2024, près de 7 398 bébés sont nés sans vie ou nés vivants et décédés dans leur première semaine de vie. C'est ce que nous apprend le dernier rapport de la Drees, l'institut statistique du ministère de la Santé, qui révèle que le taux de mortalité périnatale, en progression constante depuis 2021, s'élève cette année à 11,2 pour 1 000. L'âge de la mère, le nombre de fœtus ou encore l'âge gestationnel, mais aussi les conditions socio-économiques de la patiente, ainsi que sa région de résidence ont notamment une incidence sur le risque de décès. Ce dernier est par ailleurs 63 fois plus élevé en cas de prématurité, puisque 84 % des morts périnatales sont issues d'une grossesse achevée avant le terme (avant 37 SA), dont la moitié parmi les extrêmes prématurés (avant 28 SA). Des facteurs qui n'expliquent toutefois que partiellement cette hausse continue, comme le souligne la Drees. À titre comparatif, la France se plaçait 16e sur 28 au rang européen en termes de mortalité périnatale en 2019 (dernière année de données disponibles).


