Afin que chaque enfant puisse s'identifier à un jouet qui lui ressemble, Mattel vient de lancer sa toute première poupée Barbie représentant les personnes atteintes du trouble du spectre de l'autisme (TSA). Pour l'occasion, la marque s'est associée à l'organisation à but non lucratif ASAN, ainsi qu'à Rofrane Bambara, une mère de quatre enfants autistes qui s'est fait connaître grâce à l'émission Familles nombreuses : la vie en XXL.
Ce nouveau personnage féminin a plusieurs particularités : son regard est légèrement décalé, illustrant la difficulté de certains autistes à regarder leur interlocuteur dans les yeux. Elle est également dotée d'articulations au niveau des coudes et poignets, pour pouvoir exprimer certaines émotions avec le corps, mais aussi d'accessoires comme un casque antibruit, une tablette ainsi qu'un fidget hand spinner à clip, des objets visant à répondre à une sensibilité sensorielle accrue.
Si cette Barbie a été conçue pour refléter la diversité à travers le jeu, dans une démarche d'inclusion, elle ne fait pourtant pas l'unanimité. L'association SOS Autisme a en effet déclaré à BFM TV que la poupée reflétait « une vision très clichée de l'autisme », avant d'ajouter : « On ne joue pas à Barbie autisme comme on joue à Barbie docteur, et puis c'est quand même stigmatisant.» Une polémique qui n'est pas près de prendre fin puisque l'association a décidé de porter plainte contre Mattel pour « atteinte à la dignité humaine » et « discrimination ».




