« La langue à Marseille absorbe tout, comme un animal vivant. Elle est à l'image de la ville : poétique sans le savoir. » Cette poésie, Christian Garcin l'évoque dans son livre, sobrement intitulé Marseille. Originaire de la cité phocéenne, et plus particulièrement d'Endoume, le romancier raconte son fief en convoquant la mémoire des quartiers, l'empreinte de la riche histoire de cette ville antique, l'imaginaire littéraire et cinématographique, sans oublier de citer les clichés qui ont la vie dure. Si cet ouvrage distille quelques chiffres et propose plusieurs itinéraires, il n'est ni un pamphlet, ni un guide, mais amène à réfléchir sur l'identité propre de cette cité, son rapport aux autres et à ses habitants. Un portrait personnel, aussi sensible que lucide, qui ne se cantonne pas aux images convenues.
Marseille, de Christian Garcin, L'arbre qui marche, 13,90 € en librairie.




