Jusqu'ici, des traces de PFAS, ces substances per-ou polyfluoroalkylées jugées néfastes pour la santé car potentiellement cancérigènes, avaient été retrouvées sur des objets, mais aussi dans l'air et l'eau. Pour savoir si ces polluants éternels pouvaient également contaminer nos assiettes, des journalistes de Radio France et d'Ici ont fait analyser quelque 91 œufs issus de poules élevées en plein air chez des particuliers ou des éleveurs, un peu partout en France.
Or, le résultat de cette enquête rendue publique début octobre est sans appel : 52 d'entre eux contiennent des PFAS et 23 dépassent même le seuil maximal autorisé. En cause ? Les poules boivent de l'eau, pataugent dans la boue d'épandage et mangent des insectes infectés par ces produits toxiques, ou sont même exposées, dans certains cas, à des fumées provenant d'incinérateurs ou d'usines. Si des réglementations sanitaires interdisent la commercialisation d'œufs contaminés provenant de producteurs, il est conseillé aux particuliers, qui ne sont soumis à aucun contrôle, de ne pas en consommer.


