Quand les arrière-saisons sont sèches, on pourrait être tenté de laisser tourner l'arrosage automatique sur les plantes de jardin sec. Erreur fatale !
Les plantes xériques, c'est-à-dire celles qui sont adaptées à la sécheresse, ont bien souvent, même elles, besoin d'un peu d'eau durant la période estivale. Non pas pour survivre, car elles encaissent à peu près tout, mais pour soutenir leur floraison que la chaleur ou la sécheresse peuvent compromettre. Car c'est un fait, sans un minimum d'arrosage durant les canicules prolongées, les fleurs, le feuillage et même l'allure de ces plantes, pourtant solides, sont en berne. Ce n'est pas grave, mais ce n'est pas beau…
Jusqu'à plus soif
En revanche, dès que les journées et les nuits fraîchissent à mesure que les jours raccourcissent, les besoins en eau s'effondrent. L'évapotranspiration se réduit et le retour de la rosée matinale constitue une manne exploitée jusqu'à la moindre goutte. Et puis les pluies d'automne finissent tôt ou tard par arriver. Il n'y a donc plus besoin d'arrosage. Au contraire, s'il n'était pas stoppé prestement, le cycle d'irrigation pensé pour compenser la canicule deviendrait largement excédentaire et l'eau commencerait à stagner autour des racines.
Que d'eau, que d'eau !
Or, les plantes de jardin sec habituées aux sols drainants n'aiment pas avoir les pieds dans l'eau. Un arrosage automatique qui maintient une humidité constante durant l'arrière-saison sature et inonde inutilement le sol. Résultat : asphyxie racinaire, pourriture du collet, champignons opportunistes sont monnaie courante en automne. Pour sûr, lavandes, phlomis, cistes, myrtes, santoline, gauras redoutent bien davantage l'excès d'eau que son absence.
Le mot du pro
Dès les premières nuits fraîches de fin d'été, sauf prolongement inhabituel de la sécheresse, coupez l'arrosage automatique des plantes de jardin sec. Si elles sont installées sur un même réseau que d'autres végétaux plus fragiles, fermez les goutteurs, ou supprimez-les et posez un bouchon à la place.


