Faire grimper la glycine sur un support inadapté - Minizap Nord-Isère
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Faire grimper la glycine sur un support inadapté

La glycine est un fauve à l'appétit d'expansion si vorace qu'elle dévore littéralement les supports trop frêles qu'on lui donne en pâture.

Ne vous fiez pas à son élégant feuillage joliment penné et à ses grappes de fleurs colorées et parfumées. La glycine est une redoutable liane grimpante, plus proche du boa constrictor que du chaton de gouttière, qui utilise ses tiges volubiles pour s'enrouler et se hisser autour du moindre support qui lui passe sous le sarment. Or celles-ci, ligneuses comme du bois, grossissent au fil des ans jusqu'à atteindre dix à vingt centimètres de diamètre et plusieurs dizaines de mètres de longueur pour les plus vénérables d'entre elles, qui sont parfois centenaires.

En mille morceaux !

Sous la pression d'un tel étau, rares sont les matériaux à ne pas plier, se tordre ou se briser. Rares aussi sont les arches et les treillages à pouvoir supporter cet écrasement qui s'exerce et s'amplifie année après année. Les gouttières qui servent de tuteur, bien malgré elles, finissent généralement broyées, éventrées ou tordues. Sur un grillage ou une pergola légère, les mailles se déforment, les poteaux se vrillent à l'abri des regards, sous le bois et le feuillage, avant que la structure ne cède sous la contrainte et le poids. Sur la façade des maisons, une fois qu'elle a atteint le toit, la glycine se faufile sous les tuiles et les soulève, provoquant des infiltrations malignes.

Ne vois-tu rien venir ?

Lorsque l'on plante une glycine, il faut donc absolument savoir se projeter et installer une structure taillée sur mesure pour résister à la force de la plante : câbles en acier bien tendus, béton, charpente en bois de forte section… Des éléments suffisamment solides pour obliger le bois à s'épaissir vers l'extérieur. Enfin, il faut l'empêcher de pousser là où elle n'est pas la bienvenue, et garder une distance de sécurité, par une taille régulière, autour des éléments fragiles : tuiles, fenêtres, portes et gouttières en particulier, pour qu'aucune tige ne puisse s'y insinuer.

Benoit Charbonneau
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© Shutterstock / City Presse
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