Le cornouiller controversa, la petite pagode dans le jardin - Minizap Nord-Isère
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Le cornouiller controversa, la petite pagode dans le jardin

Araucaria araucana, albizia, sophora du Japon pleureur… Ils sont peu nombreux, les arbres et les arbustes dont le port original ou la silhouette singulière ne méritent rien d'autre que d'être placé au milieu de la pelouse, un peu comme on met l'église, ou plutôt, la pagode, au centre du village. Le très gracieux cornouiller pagode est évidemment de ceux-là.

Cornus controversa, c'est ainsi que les scientifiques nomment le cornouiller des pagodes, également appelé cornouiller tabulaire ou controversé. Ce nom pourrait faire croire qu'il est sujet à la polémique, à la dispute, ou au débat. Il n'en est rien, bien au contraire : son élégante allure fait toujours l'unanimité. En réalité, l'appellation fait référence à ses branches controversées, c'est-à-dire divergentes, qui semblent vouloir, en poussant à la quasi horizontale, s'éloigner à tout prix de leur tronc.

Des branches servies sur un plateau

Le cornouiller pagode a hérité d'un port singulier, dit tabulaire, qui fait toute sa singularité. Étagée en longs plateaux horizontaux largement distants les uns des autres, la disposition des branches évoque l'architecture des pagodes asiatiques, dont les avant-toits pointus se projettent largement. Il est aussi haut que large, atteignant cinq à six mètres en tous sens. Difficile de rester insensible devant cet arbre aux formes harmonieuses et graphiques, raffinées et apaisantes, qui semble tout droit sorti d'un jardin japonais. Il serait dommage de ne pas mettre en valeur une telle perfection des lignes autrement qu'en le plaçant au centre de la pelouse.

Au fil des saisons

Le feuillage caduc, léger, oscille lentement au moindre souffle d'air. Entre avril et mai, la floraison massive, en petites ombelles de fleurs blanches parfumées, surligne avec grâce les contours de sa remarquable silhouette. Après leur pollinisation, elles se transforment en autant de petites baies d'un bleu sombre luisant, qui viennent assombrir sa ramure dans un contraste fort à propos. Après la chute des feuilles, quand l'ossature brute de l'arbre apparaît, on en distingue toute l'élégance, d'autant que les jeunes pousses de l'année prennent un aspect rougeoyant et décoratif durant tout l'hiver.

Exigences et tolérances

Le cornouiller pagode n'exige aucun soin particulier et surtout, aucune taille. Au contraire, il faut le laisser prendre lentement, par lui-même, son port si caractéristique. Il est très rustique (- 20 °C) et relativement résistant au manque d'eau une fois qu'il est bien enraciné. En revanche, il est assez regardant sur la qualité du sol qu'il préfère neutre, voire acide, drainant et humifère. Dans les régions où les étés sont chauds, il vaut mieux l'installer un peu à l'ombre de grands arbres.

Les deux font la paire

Il existe deux variétés de cornouiller pagode : la version simple mais très belle, au feuillage vert tendre, et un cultivar panaché dit « Variegata », dont les feuilles sont largement marginées de blanc crème. Il va sans dire que ce dernier est particulièrement lumineux, et qu'il n'a pas son pareil pour éclaircir les coins sombres. Il brille d'ailleurs d'autant mieux que sa ramure se détache sur un fond de jardin sombre. En revanche, blanc sur blanc n'étant pas ce qui se fait de plus contrasté, sa floraison, quoiqu'aussi massive, s'avère moins spectaculaire.

Benoit Charbonneau
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© Shutterstock / City Presse
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