Jardin

Le pin de Wollemi, un fossile vivant à préserver

Si vous avez besoin d'une bonne résolution pour bien commencer l'année, ne cherchez pas plus loin. Plantez un pin de Wollemi dans votre jardin, une espèce végétale préhistorique menacée, et vous participerez à la préservation d'un revenant magnifique à l'histoire incroyable.

Dans l'optique d'élaborer une préparation insecticide, un jardinier demanda au jeune pin de Wollemi qu'il venait de planter : « Dis-moi petit arbre, quelles sont les espèces nuisibles dont tu crains le plus les ravages ? Pucerons, cochenilles, chenilles » ? « À vrai dire », répondit l'arbre, « ce seraient plutôt le diplodocus et le brontosaure ». Et le jardinier, tout penaud, remballa son pulvérisateur.

Une (re)découverte fortuite

En 1994, un garde forestier australien découvre dans un canyon du Parc de Wollemi, en Nouvelle-Galles du Sud, plusieurs dizaines d'arbres à l'allure étonnante et inconnue, mi-conifère, mi-fougère, dont il prélève aussitôt un jeune sujet pour le faire analyser. L'expertise accouchera d'une espèce nouvelle, connue jusqu'alors uniquement sous la forme de fossile. On la baptisera « Wollemia nobilis ».

Un fossile vivant

Classé dans la famille des Araucariaceae, le pin de Wollemi est un conifère préhistorique présent sur Terre depuis deux cents millions d'années. Il n'en reste plus aujourd'hui qu'une centaine d'individus, recroquevillés dans leur canyon. Tous partagent la même empreinte génétique, preuve d'un extrême rétrécissement de la population. Il est même probable que certains d'entre eux ne soient qu'un seul et même sujet, s'étant propagé par drageons. L'espèce est de fait extrêmement fragile et la localisation exacte de la zone est gardée secrète afin d'éviter les prélèvements sauvages, le piétinement et l'importation de maladies cryptogamiques.

Sauvé du feu

Classé sur la liste rouge des espèces menacées, le pin de Wollemi a bien failli disparaître définitivement de la surface du globe lors des grands incendies qui ravagèrent l'Australie en hiver 2019. Directement menacés par les flammes, les pins n'ont dû leur salut qu'à l'intervention spéciale (et secrète !) d'avions bombardiers d'eau et de pompiers acheminés par hélitreuillage pour installer un vaste réseau de vaporisation destiné à humidifier leur feuillage.

À travers le monde

Depuis 2006, les botanistes australiens favorisent la dissémination du pin à travers le monde. Multiplié par semis ou bouture, il a été offert à de nombreux jardins botaniques, où son implantation réussie devrait désormais garantir sa survie et la diversification de son patrimoine génétique. Il est possible aux particuliers d'acheter des plants. Leur prix, relativement élevé (entre 100 et 300 €), comprend des royalties reversées au parc de Wollemi.

Une culture à essayer

Tout ceci étant dit, il reste peu de place pour parler de la culture du pin de Wollemi et de sa singulière silhouette ! Son écorce foncée évoque des bulles de chocolat en ébullition, son feuillage rappelle celui des fougères arborescentes et il peut atteindre 40 m de hauteur. Rustique à -12 °C, adepte des sols plutôt acides et humifères, il n'apprécie pas la sécheresse. Mais il a été implanté en pleine terre avec succès dans différents jardins botaniques à Lille, Lyon, Nancy, Nantes ou Monaco, ce qui prouve qu'a priori, on peut le cultiver un peu partout en France.

Benoit Charbonneau
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