Si toutes les plantes n'ont pas les vertus de l'ortie ou de la prêle, elles n'en sont pas pour autant dénuées de minéraux. Et si vous prépariez un purin de « tout-venant » ?
Le principe du purin est d'extraire les principes actifs des plantes par une macération longue. Une opération classique que l'on réserve pour une liste de végétaux triés sur le volet, connus pour être riches en potasse, phosphore ou azote. Dilué et pulvérisé sur le feuillage ou versé au pied des cultures, le purin est une préparation aux multiples vertus selon l'espèce utilisée. Mais quid des autres plantes ? Qu'est-ce qui nous dit que les mauvaises herbes que nous arrachons (liseron, chardon, chiendent…) ne sont pas tout aussi bénéfiques ? Alors avant de les mettre au compost, autant les valoriser par une petite macération. Il y a fort à parier que vos plantes ne s'en plaindront pas et que vos adventices ne s'en composteront que mieux !
Récolte et préparation

Prélevez indifféremment un kilo de fleurs, feuilles, tiges et racines de vos herbes indésirables, puis coupez la récolte en petits tronçons de deux centimètres.
Trempage

Dans un récipient suffisamment large pour permettre le brassage ultérieur, immergez les plantes hachées dans dix litres d'eau (de pluie de préférence).
Macération

Placez votre récipient à l'ombre et touillez une fois par jour pour activer la fermentation. La préparation est prête lorsqu'il n'y a plus d'ébullition, soit une dizaine de jours plus tard. Ne laissez pas macérer au-delà, au risque de provoquer une putréfaction nauséabonde.
Utilisation

Après filtration, stockez le purin en bidons hermétiques, à conserver une année. Utilisez-le toutes les semaines, y compris après la plantation, en pulvérisation sur le feuillage, dilué à 5 % (5 cl pour un litre) ou 10 % en arrosage au pied des plantes.
« La mauvaise herbe n'est jamais qu'une plante mal aimée. » Ella Wheeler Wilcox


