Début mars, et selon le degré d'optimisme, les beaux jours approchent à grands pas… ou tardent à revenir. Dans tous les cas, préparer en amont un espace cuisine adapté permettra de profiter pleinement de leur retour très attendu.
Au vu des températures de saison, songer à investir dans une cuisine d'été relève encore de l'anticipation. Pourtant, mieux vaut s'atteler tôt à la conception ou à la réfection de cet espace convivial, au risque de se retrouver fort dépourvu lorsque les beaux jours seront revenus. Quels sont les éléments incontournables d'une cuisine d'extérieur et les contraintes à prendre en compte ? Et comment concevoir cet espace proche de la nature de manière durable et écologique ? On fait le point.
Un emplacement judicieux
Bien que ce dernier soit parfois imposé par l'espace disponible, l'emplacement de la cuisine d'été, soumis aux aléas climatiques, doit être mûrement réfléchi. Dans les régions froides, placez-la si possible sous un bon ensoleillement, et au contraire plutôt à l'ombre et exposée aux courants d'air (afin de ventiler naturellement) dans les régions chaudes. L'idéal étant de doter la cuisine d'un abri, tel que la pergola bioclimatique, afin de protéger les matériaux tout en rendant l'espace praticable au fil des saisons. De plus, alors que les barbecues, planchas et autres appareils de cuisson y occupent une place de choix, évitez la proximité avec les végétaux qui risqueraient de souffrir de la fumée et de la chaleur.
Les bons raccords
Qu'il soit doté d'équipements fixes ou modulables, cet espace requiert a minima une arrivée d'eau dédiée. Il faudra alors prévoir de raccorder l'évacuation au tout-à-l'égout pour les eaux usées. Ajouter un récupérateur d'eau de pluie peut également être une bonne idée afin de faire des économies sur le nettoyage ou l'irrigation – l'eau de pluie, même filtrée, est en effet déconseillée à la consommation. Les raccords électriques doivent quant à eux être spécifiquement conçus pour l'extérieur, donc parfaitement étanches, afin de limiter tout risque de court-circuit.
Des équipements malins
Si l'on se cantonne au strict minimum, la cuisine d'été doit comprendre un plan de travail et un évier, ainsi qu'un espace pour se restaurer. Mais cela vaut seulement si l'on est crudivore ! Plancha, barbecue, gril, voire four à pizza traditionnel, choisissez votre appareil de cuisson selon vos goûts. À noter que les modèles électriques ont l'avantage de ne pas rejeter de particules nocives dans l'environnement ni de consommer de combustibles fossiles, mais consultez leur étiquette énergie sous peine de voir grimper la facture rapidement. L'option la plus écologique reste le fonctionnement à l'énergie solaire : pensez-y pour les luminaires qui, loin d'être un détail, permettent d'insuffler une atmosphère chaleureuse et conviviale.
Des matériaux adaptés
Une cuisine d'été durable doit aussi pouvoir traverser le temps. Naturellement soumise aux aléas climatiques, elle doit ainsi être conçue dans des matériaux résistants. L'acier inoxydable est alors une valeur sûre, notamment l'inox 304 et 316, ce dernier étant conseillé en bord de mer. Mais aussi certains matériaux composites, comme le stratifié compact HPL (High Pressure Laminate) qui, s'il n'est pas écologique en tant que tel, est conçu pour durer longtemps. Bien qu'elle apporte un certain charme, la pierre peut en revanche s'avérer trop poreuse et difficile d'entretien sur le long terme. Enfin, dans une logique de durabilité, évitez les bois exotiques, dont l'acheminement et l'exploitation pèsent sur l'environnement.
Tout est permis ?
S'il s'agit d'une construction, attention ! Au-dessus de 5 m2, vous êtes tenu d'effectuer une déclaration préalable de travaux. Le permis de construire n'est en revanche requis qu'au-delà de 20 m2. Quelle que soit la surface, consultez votre plan local d'urbanisme pour mieux connaître les réglementations propres à votre commune. Il est également recommandé de recueillir l'avis de vos copropriétaires si vous vivez en copropriété.


