Resident Evil Requiem prend le risque de proposer deux jeux en un. D'un côté, Grace Ashcroft, analyste du FBI et fille d'un personnage d'Outbreak, évolue dans un survival horror claustrophobe, où chaque balle compte et où l'ennemi principal, le sinistre Victor Gideon, se traque autant qu'il traque. De l'autre, Leon S. Kennedy, désormais quinquagénaire, retrouve le gameplay d'action qui avait fait le succès du remake de Resident Evil 4, avec un gunplay que Capcom présente comme le plus abouti de la franchise. L'innovation majeure réside dans la possibilité de basculer librement entre vue à la première et à la troisième personne à tout moment, une première pour la série. Le RE Engine pousse ses limites graphiques. Les deux campagnes partagent le même univers et les ressources collectées par un personnage deviennent indisponibles pour l'autre, un choix de game design malin qui pousse à la rejouabilité. Sur PS5, le jeu tourne en 4K à 60 images par seconde, et même la Nintendo Switch 2 s'en sort grâce au DLSS avec ray tracing global. Une nouvelle plongée réussie dans la célèbre franchise horrifique en somme.
Resident Evil Requiem, PC, PS5, Switch, Xbox Series X/S, 70 €


