L'été pointe le bout de son nez et le commun des mortels redoute déjà les vagues de chaleur. Si les nourrissons et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables face à ces pics de température, les femmes ménopausées sont, elles aussi, bien trop souvent impactées.
Double coup de chaleur
Chaque année, en France, 500 000 femmes entrent dans la ménopause, une étape physiologique importante qui survient généralement autour de 50 ans. Cet état est marqué par l'arrêt de l'ovulation et des règles, résultant d'une chute d'œstrogènes et de progestérone. Un changement hormonal qui n'est pas sans conséquences, puisqu'il entraîne plusieurs manifestations physiques incommodantes comme des troubles du sommeil, une grosse fatigue, de l'irritabilité, une prise de poids et... les fameuses bouffées de chaleur. Déclenchées par une carence en œstrogène, responsable de la régulation corporelle, ces sueurs intempestives peuvent avoir lieu de jour comme de nuit. Si la situation est déjà désagréable à vivre en temps normal, elle s'intensifie donc pour ces femmes qui peinent d'autant plus à faire baisser leur température lorsque le thermomètre voit rouge.
Plusieurs études ont en effet démontré que de fortes températures aggravaient les bouffées de chaleur nocturnes, à l'instar de l'enquête parue en 2024 dans la revue Menopause.
Réguler sa température corporelle
Pour mieux vivre sa ménopause pendant la canicule, vous l'aurez compris, la priorité est la thermorégulation. Pensez donc à bien vous hydrater tout au long de la journée, à adopter une alimentation saine, froide et gorgée d'eau, à porter des vêtements légers et amples, à aérer votre logement à l'aube ou à la tombée de la nuit, à vous rafraîchir à l'aide d'un éventail ou d'un ventilateur par exemple (en faisant attention aux chocs thermiques), et à sortir à la fraîche pour limiter les risques cardiovasculaires.
En parallèle, certains compléments alimentaires naturels à base de plantes et riches en vitamines peuvent être conseillés pour un meilleur équilibre hormonal.


