Acheter ou louer, une question de capacité d'épargne - Minizap Chambery
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Acheter ou louer, une question de capacité d'épargne

Si la majorité des gens aspirent à devenir propriétaires, certaines villes aux tarifs très élevés ont de quoi rebuter les candidats. Faut-il alors mieux rester locataire ? Une récente étude a fait le calcul pour les dix plus grandes villes de France.

Être ou ne pas être propriétaire de son logement est un éternel dilemme auquel on finit toujours par se confronter ! Pour la majorité des Français, la réponse est toutefois claire : d'après l'Insee, 58 % des ménages sont en effet propriétaires de leur résidence principale. Liberté totale d'aménagement, investissement pour ses vieux jours ou encore héritage pour la future génération, les raisons de passer le cap de l'achat immobilier ne manquent pas !
Ceci dit, l'accès à la propriété peut paraître compliqué dans certaines métropoles où les prix s'envolent et nécessitent d'avoir non seulement des salaires élevés mais aussi un apport conséquent. D'un point de vue purement financier, l'arbitrage entre l'acquisition et la location dépend alors surtout de votre capacité d'épargne, comme le démontre une récente étude.

S'installer pour au moins 2 ans

C'est la toute jeune application Save.immo, spécialisée dans le calcul des frais et de la rentabilité d'un achat immobilier, qui s'est penchée sur la pertinence de devenir propriétaire de son logement dans les dix plus grandes villes de France. Pour ce faire, elle a passé en revue l'évolution du prix d'un appartement en 5 ans, le salaire nécessaire pour acheter ou louer un 2 pièces d'environ 45 m2, ainsi que la durée d'amortissement des frais d'acquisition. Sa conclusion ? Acheter sa résidence reste plus intéressant que de la louer, à condition d'y rester au moins 2 ans, voire 3 ans à Montpellier. Mais encore faut-il pouvoir fournir un important effort financier au départ !

La capacité d'épargne fait la différence

D'après l'étude de Save.immo, il faut par exemple gagner 2 500 € par mois à Bordeaux pour devenir propriétaire d'un T2 avec un apport de 10 %, contre des revenus mensuels de 2 100 € pour louer ce type de surface. À Nice, l'écart se réduit encore avec des ressources de 2 450 € par mois pour une acquisition, contre 2 400 € pour une location. À Marseille, le résultat est même surprenant puisqu'il faut en moyenne gagner 1 950 € mensuels pour louer un 45 m2, alors qu'un revenu de 1 800 € par mois permettrait de convaincre les banques ! Même à Paris, ville à l'immobilier pourtant exorbitant, Save.immo estime qu'en « 11 mois, le propriétaire a déjà amorti tous ses frais d'acquisition ».
Pour Paul Duthoit, le fondateur de l'application, la clé réside donc dans l'épargne : « On s'aperçoit qu'être propriétaire demande un effort financier plus important qu'en tant que locataire. Mais si un locataire a la capacité d'épargner suffisamment et qu'il souhaite s'installer pour au moins 2 ans, alors il devrait sérieusement réfléchir au fait d'acheter. » Et l'entrepreneur de conclure qu'« on pense, souvent à tort, que notre résidence principale nous coûte de l'argent, alors qu'elle nous en rapporte beaucoup, même si on ne touche cette somme qu'à la revente. »

Z.P.
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© iStock / City Presse
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