Agence immobilière : des services cher payés - Minizap Chambery
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Agence immobilière : des services cher payés

Malgré diverses alternatives, les agences immobilières demeurent les principaux intermédiaires des ventes et locations de biens. Des prestations jugées trop onéreuses et ce, en dépit de l'encadrement imposé par la loi.

À l'heure de consulter les annonces de location ou de vente, tous les candidats ont la même appréhension : que le bien soit géré par une agence immobilière ! Car si l'intervention d'un professionnel est un indubitable gage de sérieux, elle a un coût que l'on rechigne souvent à supporter.

Le prix plombe la satisfaction

Le secteur a le vent en poupe. Du moins c'est ce qu'il ressort des sondages commandités par la profession. Le niveau de satisfaction des Français s'élèverait ainsi à 72 % pour tous ceux qui ont dû faire appel à un agent, selon une étude Ipsos réalisée en octobre 2019 pour l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis). Bémol : 89 % des personnes interrogées estiment que les « honoraires sont beaucoup trop élevés pour les services proposés ».
Même son de cloche du côté d'un sondage OpinionWay effectué pour le site MeilleursAgents.com à l'occasion de l'édition 2019 du salon Rent. Cette fois, 72 % des répondants considèrent que les tarifs pratiqués sont excessifs, ce dont 79 % des agents ont bien conscience.
Les deux parties pourraient toutefois trouver un terrain d'entente puisque les vendeurs sondés réclament une baisse de 26 % des honoraires, tandis que les pros se disent prêts à un rabot de l'ordre de 18 %. Des bonnes volontés à la pratique, il y a cependant un cap à franchir.

Vente : des prix libres

Les tarifs des agences immobilières sont libres depuis 1987 dans le cadre de l'achat et de la vente de biens. Afin d'exercer en toute transparence, ces dernières ont l'obligation d'afficher leurs prix TTC (toutes taxes comprises) de manière visible en vitrine, dans leurs locaux et sur leur site internet. Mais cela ne vous empêche pas de tenter de négocier avec le professionnel et de faire jouer la concurrence afin d'obtenir le meilleur prix !
Cela dit, la plupart des contrats appliquent des honoraires proportionnels au montant de la transaction. Ils atteignent en général entre 4 et 7 % pour un logement selon un pourcentage dégressif en fonction de la valeur de l'habitation.
Bon à savoir : c'est au vendeur qu'il appartient de régler la facture. Néanmoins, il n'est pas rare que ce dernier gonfle le prix de vente en conséquence. Pour vous en assurer, cherchez si l'annonce est diffusée à la fois par l'agence et par le particulier à des tarifs différents. Ce peut être un angle de négociation.

Location : des tarifs encadrés

La mise en location d'un bien entraîne également divers frais revus à la hausse lorsqu'un pro joue les intermédiaires. Sauf qu'en l'occurrence, le législateur a posé des limites à travers la loi Alur de 2014.
Le rôle d'une agence immobilière consiste ici à faire visiter le logement, à créer le dossier du locataire puis à rédiger le bail. Le coût peut alors être partagé entre le propriétaire et le nouvel occupant. Mais dans ce cas, le montant payé par ce dernier ne doit pas dépasser celui facturé au bailleur et respecter un plafond réglementaire de 12 € TTC par mètre carré de surface habitable en zone très tendue, de 10 € en zone tendue et de 8 € sur le reste du territoire. Pour vous aider, un simulateur est disponible sur Service-public.fr.
L'agence se chargera ensuite de réaliser l'état des lieux d'entrée. Là encore, le locataire ne doit pas payer plus que le propriétaire. De même, un plafond de 3 € TTC par mètre carré de surface habitable s'applique ici, soit une facture globale de 170 € pour un studio de 25 m2, dont 75 € maximum facturés au locataire.
Bon à savoir : le coût de la gestion locative assurée par l'agence immobilière ainsi que celui de l'état des lieux de sortie sont à la charge exclusive du propriétaire selon des tarifs fixés librement.

L'addition salée du locataire

Malgré l'encadrement des honoraires d'agence dans le cadre d'une location, la facture reste importante pour le futur occupant qui doit aussi verser un dépôt de garantie censé couvrir d'éventuels manquements ultérieurs. La loi plafonne cette somme à un mois de loyer, hors charges, pour un logement vide, et à deux mois pour un meublé.
S'y ajoute, de surcroît, le premier mois de loyer à régler, voire davantage puisque la législation autorise le versement de plusieurs mensualités d'avance. Or, si la proposition doit en principe émaner du locataire, certains bailleurs ne se privent pas de l'exiger. C'est ce qui est récemment arrivé à Anna. Pour décrocher un 66 m2 loué à 850 €, cette mère célibataire a été contrainte de s'acquitter de six mois de loyers, soit 5 100 € !
Maigre consolation : lorsque plus de deux mois de loyers sont déboursés par avance, la loi interdit de réclamer un dépôt de garantie en sus. Une règle que l'agence immobilière en charge du dossier d'Anna a semble-t-il oublié puisque cette dernière a aussi dû payer la caution…

Julie Polizzi
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