Débroussaillage, un impératif de sécurité contre les incendies - Minizap Chambery
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Débroussaillage, un impératif de sécurité contre les incendies

La belle saison est de plus en plus émaillée de sécheresses et alertes incendie qui mettent chaque année à mal notre environnement. Alors que le nombre d'hectares brûlés chaque été bat de tristes records, les propriétaires particuliers doivent se mobiliser pour éviter ces drames.

Si la France peut se targuer d'être le quatrième pays européen le plus boisé avec 16,9 millions d'hectares de forêt rien qu'en métropole, elle est aussi malheureusement très vulnérable face au risque incendie de ses bois, prairies et friches. Le ministère de la Transition écologique recensait en effet un peu plus de 4 000 feux par an en moyenne sur la période 2007 à 2018, ravageant annuellement 11 117 ha de forêt. Et avec la sécheresse croissante de ces dernières années, la moindre imprudence (90 % des incendies sont dus à l'activité humaine) a des conséquences catastrophiques. Plus de 43 000 ha sont partis en fumée en 2019, plus de 30 000 en 2021 et plus de 62 000 ha de végétation incendiés à l'été 2022, un bien triste record. Or, pour enrayer cette spirale infernale, les propriétaires particuliers ont un rôle important à jouer.

Une obligation légale pour certains

Le Code forestier impose une obligation légale de débroussaillement dans les territoires les plus exposés au risque incendie, sous peine d'amende. Dans le détail, 32 départements du sud de la France sont concernés dans les régions de Nouvelle-Aquitaine (sauf Corrèze, Creuse et Haute-Vienne), d'Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d'Azur, de Corse, ainsi que dans la Drôme et l'Ardèche. Dans ces zones, toutes les habitations situées à moins de 200 mètres d'un massif forestier doivent alors veiller à réduire les matières végétales susceptibles de prendre feu. Plus précisément, il faut maintenir une bande de terrain débroussaillée sur une largeur de 50 mètres, tout autour de l'habitation, et sur une profondeur de 10 mètres par rapport aux voies publiques (route, sentier, chemin privatif).
En pratique, il s'agit d'élaguer arbres et arbustes, de préférence entre octobre et février, puis d'enlever les plantes mortes ou malades, de défricher et de garder sa pelouse ou sa prairie basse toute l'année. De même, tous les résidus de coupe, tontes, feuilles et broussailles doivent être évacués en déchetterie dès le printemps, plutôt que de les laisser s'amonceler sur son terrain, ce qui augmenterait les risques de flambée malencontreuse.

De bons réflexes pour tous

Vous n'habitez pas dans une zone à risque ? Vous n'êtes pas exempt de responsabilité pour autant ! Avec la multiplication des sécheresses, de plus en plus de territoires sont exposés au danger des incendies et c'est bien à l'échelle nationale qu'il faut adopter les bons gestes au quotidien pour éviter les drames, tant pour la protection de nos forêts que pour celle de nos logements.
Ainsi, les toitures et gouttières doivent être nettoyées régulièrement pour éviter l'accumulation de feuilles et aiguilles qui auraient tôt fait de s'embraser. De même, il est recommandé de ne jamais adosser du combustible contre sa maison. Votre tas de bois de cheminée doit en effet être éloigné d'au moins 10 mètres, tout comme votre abri de jardin, vos cannisses ou votre haie. Par temps de vent et de chaleur, on évite également les travaux de bricolage qui pourraient être sources d'étincelles ou encore le barbecue traditionnel. Rappelons enfin qu'il est interdit de brûler des déchets verts chez soi, et ce, peu importe la commune ou la période de l'année !

Une haie plus ou moins inflammable

Les haies végétales peuvent contribuer à la propagation des incendies. L'Office national des forêts propose alors des conseils pour choisir au mieux les essences qui la composent.
Très répandues, les haies monospécifiques – autrement dit constituées d'une seule et même espèce de végétaux – sont à proscrire car vulnérables en cas de sécheresse prononcée, de forte gelée, de contamination ou de feu. À l'inverse, les haies dites libres, composées de plusieurs plantes différentes et moins taillées, sont non seulement plus profitables à la biodiversité mais aussi plus résistantes en cas d'incendie car la propagation des flammes y sera moins aisée. Enfin, l'utilisation de cannisses avec certaines essences hautement sensibles au feu, comme les cyprès, les thuyas, les mimosas ou le laurier (noble, rose ou tin), est particulièrement dangereuse !
Au registre des plantes les moins inflammables, citons la vigne vierge, les pyracanthas, le lierre, tandis que les troènes, pittospores, éléagnus, buis et autre aubépine ont une sensibilité moyenne au feu.

Bon à savoir : le Guide DFCI, sensibilité des haies face aux incendies, est téléchargeable gratuitement sur Onf.fr.

Julie Polizzi
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© iStock / City Presse
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