Alors que quelque 5,6 millions de bénéficiaires touchent des aides au logement, comment fonctionnent ces prestations sociales ? Entre APL, ALF et ALS, il n'est pas toujours évident de s'y retrouver. Pour savoir à quoi vous avez droit, suivez le guide !
Les aides personnelles au logement versées par les Caisses d'allocations familiales (CAF) permettaient à quelque 5,6 millions de bénéficiaires d'acquitter leur loyer en 2025, d'après le bilan de la CNAF. Mais, dans le détail, ces allocations se distinguent en trois catégories pas toujours bien identifiées par le grand public. Alors que ces coups de pouce ont justement été revalorisés de 1,15 % au 1er octobre 2026, c'est l'occasion de faire le point sur leur fonctionnement.
Trois allocations distinctes
Dans le langage courant, on entend régulièrement parler des « APL ». Mais en réalité, ce terme désigne spécifiquement l' « aide personnalisée au logement », qui est réservée aux locataires dont l'habitation est conventionnée. On pense notamment aux HLM mais cela peut également concerner des bailleurs privés, une résidence autonomie, un logement-foyer ou encore un Ehpad (maison de retraite médicalisée). Au total, 2,6 millions de bénéficiaires percevaient des APL en 2025.
De son côté, l' « allocation au logement familiale », dite ALF, est là pour pallier des situations familiales difficiles. Être un couple marié suffit, mais il est possible d'avoir un enfant à charge ou encore de percevoir des prestations au titre d'un enfant handicapé. Les futures mères célibataires sont aussi ciblées, tout comme les personnes qui ont un parent de plus de 65 ans à charge ou qui s'occupent d'un proche atteint d'une grave infirmité (80 %). Les étudiants étrangers peuvent aussi prétendre à cette aide mais uniquement s'ils touchent une bourse, s'ils exercent une activité professionnelle ou encore s'ils sont en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation. Quelque 800 000 bénéficiaires étaient recensés en 2025.
Enfin, l' « allocation de logement sociale », ou ALS, est possible lorsque vous ne respectez pas les conditions familiales ou de logement des deux autres aides, ce qui est le cas de 2,2 millions de bénéficiaires.
Des conditions de revenus
Les aides au logement de la CAF sont uniquement octroyées pour une résidence principale et sous conditions de revenus, sachant que les plafonds varient en fonction de la composition du foyer et de la localisation de l'habitation. À titre d'exemple, au 1er octobre 2026, une personne seule ne doit pas dépasser 15 900 € de ressources annuelles en zone 1 (tendue), contre 14 900 € en zone 2 et 14 500 € en zone 3. D'autre part, un couple avec un enfant à charge doit respecter des plafonds respectifs de 24 300 €, 23 100 € et 22 400 € dans ces trois zones. Attention, un montant de loyer maximum s'applique également ! Il oscille entre 336,97 € à 275,25 € mensuels pour une personne seule selon le lieu, contre une fourchette tarifaire de 459,32 € à 374,13 € pour un couple avec un enfant.
Une allocation personnalisée
Quant au montant de l'APL, de l'ALF ou de l'ALS, il est très variable puisqu'il dépend d'un grand nombre de facteurs : le niveau de loyer, la composition du foyer, vos ressources, mais aussi la valeur de votre patrimoine immobilier et financier si elle est supérieure à 30 000 €. Pour évaluer vos droits, le mieux est donc de faire une simulation sur Caf.fr. Sachez enfin que ces aides sont réévaluées chaque année au mois d'octobre, sur la base de l'évolution de l'indice de référence des loyers.


