Il est assez simple de créer une plate-bande ou un massif prêt à planter au printemps en entassant simplement, mais savamment, des matières organiques durant l'hiver.
Créer une nouvelle zone de culture, petite ou grande, large ou étroite, ne nécessite pas de travail du sol particulier. Sauf peut-être lorsque celui-ci est envahi de chiendent, de prêle ou de liseron, qu'il faudra auparavant s'échiner à extirper méticuleusement car ils sont capables de passer à travers l'épaisse couche de matières organiques que vous allez utiliser en guise de couvre-sol. Au mois d'avril ou mai, vous pourrez, après avoir éventuellement passé un rapide coup de grelinette afin d'émietter et d'aérer le sol, planter ou semer directement à travers ce grand tas de compost horizontal. Mais pour l'heure il ne vous faut que du carton brun, du fumier frais ou décomposé, du paillage à gogo, et… pas mal d'huile de coude !
Le carton

Récupérez des cartons bruns d'emballage, retirez-en scotch et agrafes, puis étalez-les directement sur la zone à cultiver. Ils empêcheront les herbes de passer à travers tout en attirant les lombrics, très friands de la cellulose qui les compose.
Le compost

Si vous en avez, étalez environ cinq à dix centimètres de compost mûr ou demi-mûr sur les cartons (soit 50 à 100 l / m²).
Le fumier

Idéalement déniché frais dans un centre équestre car il est alors donné gratuitement et à foison, épandez cinq à dix centimètres de fumier (soit 50 à 100 l / m²).
Le paillis

Avec de la paille, des feuilles mortes, des aiguilles de pin ou du broyat, finalement peu importe, couvrez le tout de 10 à 20 cm de paillage organique afin d'éviter que les intempéries ne dispersent et lessivent votre assemblage. Au printemps, dégagez le paillis, plantez à travers le compost, directement dans le sol, puis replacer le paillis.
« Vous me demandez de labourer la terre ! Comment pourrai-je prendre un couteau pour lacérer la poitrine de ma mère ? » Wovoka, chef spirituel nord-amérindien


