À l'heure de remettre en route les systèmes d'arrosage automatique par goutte à goutte, il faut vérifier auparavant l'état de fonctionnement de chacun des goutteurs. C'est fastidieux mais ça évite les déconvenues et la mort par dessiccation.
L'arrosage automatique au goutte-à-goutte, c'est merveilleux. Il apporte à chaque plante l'eau dont elle a besoin au plus près de son système racinaire. On limite ainsi l'évaporation et la concurrence des herbes indésirables, tout en contrôlant les apports par un minutage savant adapté au débit des goutteurs. Résultats : des économies d'eau réelles, et des corvées d'eau refilées en sous-traitance à un programmateur.
Petit florilège de déboires
Mais le système a des inconvénients, notamment à cause de l'usure et du colmatage des goutteurs. Il convient donc, avant la remise en route des réseaux, de faire un check-up complet des lignes d'arrosage :
- les goutteurs soumis aux intempéries peuvent finir par se déliter sous l'effet des U.V. et fuir avec pertes et fracas. Il faut les changer, ni plus ni moins.
- selon la dureté de l'eau, les goutteurs peuvent se boucher à cause des dépôts calcaires. Un simple dévissage/revissage suffit souvent à les chasser. Mais il est parfois nécessaire de faire tremper les goutteurs quelques heures dans un récipient rempli de vinaigre blanc dont l'acidité va dissoudre les cristaux de calcaire.
- dans les parcelles où les sols sont paillés, il faut placer le système d'arrosage sous le paillis pour une meilleure efficacité. Il n'est pas rare alors que les goutteurs se bouchent à cause de la décomposition des matières organiques. Il faut donc patiemment les dévisser et les nettoyer en utilisant une aiguille pour déloger les débris encombrants.
Restons bien au sec
Bien sûr, la chasse aux goutteurs défectueux se fait avec le système en eau. La vue et l'ouïe sont alors aux aguets pour repérer les fuites. Mais pour la réparation, et pour éviter la douche froide, on marque d'abord les emplacements, puis on répare… à vide.


