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Lutter contre le tigre du platane, c'est avoir un planning bien chargé

Le tigre du platane est un insecte piqueur qui, en se nourrissant de la sève de l'arbre, l'affaiblit et l'enlaidit. La lutte biologique contre ce redoutable fauve requiert toute une armée de minuscules auxiliaires qu'il faut savoir déployer au bon moment. Il est temps de dompter le tigre !

Si au Bengale et en Sibérie, le tigre est un majestueux félin à la robe magnifique qui se délecte de chair fraîche, sous nos latitudes, c'est une petite punaise à l'air inoffensif qui n'en demeure pas moins un prédateur dangereux pour nos pauvres platanes. On a les tigres qu'on peut.

Un tigre venu de loin

Originaire d'Amérique du Nord, le tigre du platane (Corythucha ciliata) est apparu en France au milieu des années soixante-dix et a depuis colonisé une bonne partie du pays. Il s'agit d'une petite punaise de trois à quatre millimètres de longueur, dont le corps blanc crème, étrangement aplati, semble dentelé, du fait des taches noires qui le pigmentent. Durant la saison, de mai à octobre, les adultes se nourrissent de sève en piquant le revers des feuilles.

Petites piqûres, grosses conséquences

Cette ponction indélicate provoque la décoloration prématurée du feuillage. La première conséquence est esthétique, avec le brunissement et parfois la chute du feuillage durant l'été. Mais rapidement, les feuilles parasitées deviennent inaptes à la photosynthèse ce qui induit, au fil des années, un affaiblissement général de l'arbre. S'ensuivent une réduction de la croissance ainsi qu'une altération de la vigueur qui provoquent une plus grande sensibilité aux facteurs climatiques et infectieux.

Sale tigre, va !

Le tigre du platane génère en outre une nuisance pour les riverains des arbres puisque les excréments et le miellat de cette satanée punaise tombent sur le sol, salissant terrasses, tables et carrosseries d'une substance collante. Il n'est pas rare, en outre, que l'insecte chute lui-même sur les jambes et les bras dénudés des estivants et y provoque quelques démangeaisons.

Soyons (très) précis

S'il est possible de traiter les invasions avec des produits insecticides biologiques, les pulvérisations massives susceptibles de recouvrir la ramure entière de l'arbre impliquent des mortalités importantes parmi les populations d'autres insectes. Cependant, la lutte biologique contre le tigre du platane n'est pas un exercice de tout repos. Elle commence durant l'hiver par l'éradication manuelle des adultes hivernant sous les morceaux d'écorces (rhytidomes) qui se détachent du tronc.

Les brigades du tigre

Au cours du printemps, les tigres migrent vers le feuillage pour déposer leurs œufs sur le revers des feuilles et se nourrir de sève. Dès le mois d'avril, on pulvérise donc sur le feuillage des préparations à base de nématodes, des vers microscopiques qui vont parasiter les larves et les faire mourir « de l'intérieur ». Aux mois de mai et de juin, on poursuit la bataille en installant directement dans les branches des œufs de chrysopes, un insecte éphémère dont les larves se nourrissent des tigres. Enfin, de juillet à septembre, il est nécessaire de reprendre les traitements aux nématodes afin d‘éliminer les larves des deuxième et troisième générations. Il va sans dire que pour pulvériser cette préparation sur la totalité de la ramure, il faut être équipé d'une sacrée sulfateuse…

Benoit Charbonneau
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