Jardin

Mon romarin est-il mort de froid ?

Cet hiver, mon romarin est mort alors qu'il n'a pas fait si froid que cela. À quoi cela est-il dû ?

Chameau parmi les chameaux, le romarin (Rosmarinus officinalis) est un arbuste taillé pour résister aux sécheresses les plus pesantes. Il est parfaitement à son aise dans son aire de répartition initiale des bords de la Méditerranée, où il s'accommode sans mal du manque d'eau et de la chaleur pendant plusieurs semaines. Ceci est notamment rendu possible grâce à un système racinaire performant et des feuilles dont les bords enroulés sur eux-mêmes limitent la surface d'évapotranspiration. Habitué des sols pauvres et caillouteux, hyper drainants, c'est un frugal qui se satisfait des terres incultes.

Trop c'est trop

Mais ses capacités de résistance font aussi sa faiblesse lorsqu'il n'est plus exposé à des conditions de culture normales. Lorsque ce grand ascète, habitué des longues périodes de jeûne se retrouve loin de sa terre natale, dans une terre riche, humifère et humide, il n'est pas à son aise. Certes, ainsi gavé, sa croissance s'accélère, mais il vieillit mal et se dégarnit rapidement du pied. La situation devient carrément catastrophique lorsqu'il est trop arrosé durant l'été, car il est très sensible au Phytophthora, un champignon qui provoque le pourrissement du pied et la mort rapide.

Funeste humidité

Ceci étant dit, il est probable que votre romarin ait plutôt subi les outrages de l'hiver. En effet, comme la plupart des plantes rustiques méditerranéennes, le romarin ne supporte pas l'humidité stagnante et froide des sols mal drainés. Elle provoque une chute de la rusticité, et le romarin qui est pourtant capable, selon les variétés, d'endurer des températures de -8 °C à -15 °C dans son milieu d'origine, peut se trouver tué par un simple gel si le sol est trop mouillé. Voilà pourquoi il est important de planter le romarin dans un sol drainant, rendu volontairement caillouteux et peu enrichi, voire si nécessaire, de le placer sur une petite butte, qui va permettre l'écoulement de l'eau de pluie.

Benoit Charbonneau
Jardin

Pas besoin de tête, pas besoin de jambes !

Quand on n'a pas de tête, il faut avoir des jambes ! Ce vieux dicton de jardinier distrait n'est plus d'actualité. Jardiner assis plutôt qu'à genoux, sans perdre ses outils, sans pour autant s'encombrer, c'est la promesse de ce ta...
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Jardin

Enterrer le bois de palette

Au jardin, les constructions en bois de palette ne sont guère durables dans le temps, surtout lorsqu'elles sont destinées à être enfoncées dans le sol. On frise alors l'art éphémère... Erreur fatale !
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Jardin

L'hibiscus des marais, trop joli pour être adapté à nos jardins ?

Si cette année vous avez succombé aux charmes indiscrets de l'hibiscus des marais et planté l'un d'eux dans votre jardin, après cet été caniculaire, il y a deux options : soit il est mort ou moribond, soit c'est vous qui le serez ...
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