Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la patate douce n'appartient pas à la famille de la pomme de terre (solanacées) mais à celle des ipomées et du liseron (convolvulacées). Il s'agit d'une plante rampante qui peut se conduire comme une grimpante si on la guide, et dont on consomme les tubercules sucrés.
Vigoureuse et productive, la patate douce nécessite cependant des arrière-saisons relativement chaudes ; aussi apprécie-t-elle de passer la fin de saison sous un tunnel dans les régions les plus au nord. Afin de favoriser la transformation de l'amidon en sucres, il est bon, après récolte, de stocker les patates douces dans la maison durant une quinzaine de jours. La récolte des tubercules a lieu dans le courant de l'automne, le plus tard possible avant les premières gelées.
Préparez le sol

Ameublissez sur 30 à 40 cm de profondeur afin que les tubercules puissent se développer sans encombre. Incorporez du compost mûr mais évitez les engrais azotés excessifs, qui favorisent le feuillage au détriment des racines.
Formez des buttes

Dans l'idéal, confectionnez des monticules de 20 cm de hauteur et de large. Ce rehaussement favorise le réchauffement du sol et le drainage, deux conditions qui favorisent une bonne croissance en surface et en sous-sol.
Plantez

Installez un plant par monticule, en enfouissant la tige jusqu'aux premières feuilles. Arrosez copieusement à la plantation, puis modérément les semaines suivantes. La patate douce redoute l'excès d'eau autant que la sécheresse.
Paillez

Épandez un paillage organique autour du pied. Par la suite, l'épais feuillage (comestible !) qui se développe fera office de paillage naturel.
« La patate douce ne parle pas de sa propre douceur. » Proverbe maori


