À première vue, le panier à bulbes n'est pas l'accessoire le plus indispensable du jardin. Jusqu'à preuve du contraire, les bulbes n'ont besoin de rien ni de personne pour s'épanouir. Alors à quoi peut bien servir un panier en plastique perforé que l'on enterre après y avoir placé des bulbes de tulipes, de jonquilles, de dahlias ou de cannas ?
D'autant que si les parois et le fond sont ajourés pour laisser passer les racines et l'eau de drainage, le dessus reste ouvert, simplement recouvert de terre après la plantation. Ce n'est donc pas une cage de protection.
La main au panier
En fait, son premier mérite est pratique. En regroupant des bulbes pour les planter en paquets homogènes, plutôt qu'un par un au fond d'un petit trou, on facilite et on accélère la mise en place. Mais tout se joue surtout après la floraison. Une fois les fleurs fanées, il est important de laisser jaunir le feuillage de ces plantes afin que la sève et les nutriments qu'il contient redescendent dans le bulbe pour former les réserves qui soutiendront la floraison de l'année suivante. Le panier permet de déterrer le tout d'un bloc, terre et racines intactes, et de mettre plus loin, à l'abri des regards, ces fleurs défraîchies le temps de leur maturation disgracieuse. Ensuite, après l'avoir vidé de la terre qu'il contient, il suffit de laisser sécher les bulbes directement dans le panier avant de les replanter à l'automne.
Le mot du pro
Le dernier avantage concerne la protection contre le campagnol, grand mangeur de bulbes devant l'Éternel. Figurez-vous que ce rongeur ne travaille jamais depuis la surface : pour rester invisible, il s'attaque, le traître, aux racines et aux bulbes exclusivement depuis son réseau de galeries souterraines. Contre lui, l'absence de couvercle est donc sans conséquence et le panier enterré fait pleinement son office. En revanche contre les autres rongeurs, comme le mulot, qui attaquent depuis la surface du sol, il n'est d'aucune utilité. Mais heureusement, leur prédation est sporadique.


