Solides, naturelles, exotiques et durables, les toiles d'ombrage en fibre de coco constituent d'élégantes alternatives aux toiles en tissu polyester, à condition de les arrimer (très) solidement.
Tissée à partir des fibres extraites de la bourre de noix de coco, qui sont séchées, cardées puis tressées en atelier, la toile d'ombrage en coco tire son principal atout de ses larges mailles ouvertes. Contrairement à une bâche pleine ou tissée finement, elle laisse passer l'air chaud sans accumulation, ce qui évite l'horrible effet fournaise. Pour la même raison, la tenue au vent est bien meilleure car la toile offre une moindre résistance. Enfin, de ce maillage large résulte une occultation partielle (80 % max) qui sied bien aux plantes en pot qui se trouvent en dessous. On peut donc bronzer (un peu) sous les toiles de coco, comme sous l'ombrage diffus du feuillage d'un arbre clairsemé.
Un détail de poids
Pour autant, si les mailles sont larges, la matière est lourde, très lourde. Avec une densité de 700 g à 1 000 g par m2, c'est la toile la plus épaisse et la plus lourde du marché. Une toile qui de surcroît se gorge facilement d'eau et peut doubler de poids sous une pluie battante. Autant dire qu'elle doit être solidement fixée à des supports (poteaux, ou anneaux scellés dans un mur), qui doivent être eux-mêmes très solides pour supporter le combo fatal du poids, de la pluie et du vent. Attention, car la fibre se détend avec l'humidité et pâlit au fil des années. Pour augmenter sa durée de vie, remisez-la à l'abri durant l'hiver.
Gare aux UV !
Pour un effet déco, la toile coco fait merveille, même si son prix n'est pas bon marché. En revanche, pour protéger des enfants du plein cagnard, mieux vaut une toile en tissu ou synthétique, certifiée anti-UV. Bien sûr, plus le grammage de la toile coco est élevé, plus la durabilité l'est aussi, mais sans faire miracle. Au bout de quelques années, découpez-la en lés de paillage 100 % recyclé pour un dernier repos bien mérité, sans pollution.


