Cloud gaming, la révolution du jeu sans machine en marche - Minizap Chambery
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Cloud gaming, la révolution du jeu sans machine en marche

Le jeu vidéo sans console ni PC gaming devient réalité. Entre l'explosion des catalogues, l'amélioration des infrastructures réseau et l'arrivée de nouveaux acteurs majeurs, le cloud gaming, qui permet de jouer aux titres les plus exigeants sur n'importe quel écran connecté, pourrait bien redistribuer les cartes d'une industrie pesant plus de 200 milliards de dollars.

Le jeu vidéo a connu bien des révolutions depuis l'époque des cartouches et des CD-ROM. Après la dématérialisation des jeux et l'explosion du téléchargement numérique, une nouvelle transformation est en cours : le cloud gaming. Cette technologie permet de jouer aux titres les plus récents et les plus gourmands sans posséder de console dernier cri ni de carte graphique hors de prix. Les géants du secteur – Microsoft avec son Xbox Cloud Gaming, Nvidia avec GeForce Now, Sony avec PlayStation Plus Premium ou encore Amazon avec Luna – se livrent désormais une bataille acharnée pour conquérir ce marché qui a mis du temps à décoller, mais qui semble bel et bien être lancé.

Un écran connecté et c'est tout !

Au lieu d'installer un jeu sur sa machine et de mobiliser la puissance de son processeur et de sa carte graphique, le joueur se connecte à un serveur distant qui fait tourner le jeu à sa place. L'image est ensuite compressée et envoyée en temps réel vers l'appareil du joueur – smartphone, tablette, ordinateur ou téléviseur connecté –, exactement comme Spotify diffuse de la musique ou Netflix des séries.
Les avantages du cloud gaming sont considérables. Fini l'investissement dans une RTX 4090 à plus de 2 000 € ou dans la dernière PlayStation 5 Pro : un simple écran connecté à internet suffit pour faire tourner les jeux les plus exigeants. Les mises à jour, les téléchargements interminables et la gestion de l'espace de stockage appartiennent au passé. Un MacBook Air de base peut faire tourner Cyberpunk 2077 en « ray tracing », et un smartphone devient une console portable capable de lancer les dernières exclusivités Xbox.

Sur un fil

Cette révolution technologique reste tributaire d'un élément crucial : la qualité de la connexion internet. Les services requièrent au minimum entre 10 et 15 Mb/s pour une expérience correcte en 720p, mais la réalité est plus exigeante. Pour profiter d'une image en 1080p à 60 images par seconde sans artefacts visuels ni décrochages, une connexion fibre s'impose, idéalement avec un débit d'au moins 25 Mb/s.
La latence, ce délai entre l'action du joueur et sa traduction à l'écran, demeure toutefois le talon d'Achille du cloud gaming. Même avec une excellente connexion, quelques millisecondes de retard subsistent toujours – imperceptibles pour un jeu d'aventure, mais rédhibitoires pour un titre compétitif comme Counter-Strike ou Street Fighter. La stabilité de la connexion compte également autant que sa vitesse : une simple fluctuation du Wi-Fi peut transformer une partie fluide en diaporama saccadé.

Des géants en embuscade

L'écosystème du cloud gaming s'est considérablement étoffé ces derniers mois. Microsoft a frappé fort avec son Xbox Cloud Gaming, intégré au Game Pass Ultimate à 14,99 €/mois, qui donne accès à plus de 400 jeux dont les dernières exclusivités Xbox dès leur sortie. Nvidia a choisi une approche différente avec GeForce Now (21,99 €/mois) : plutôt que de vendre des jeux, le service permet de jouer à sa bibliothèque Steam, Epic ou Ubisoft depuis le cloud.
De son côté, Sony a finalement intégré le streaming à son PlayStation Plus Premium (16,99 €/mois). Amazon Luna mise pour sa part sur les chaînes thématiques – Ubisoft + Jackbox Games – à la manière de sa plateforme Prime Video.
Shadow occupe par ailleurs une place à part avec sa proposition unique : louer un PC complet dans le cloud, permettant d'installer n'importe quel logiciel ou jeu. À 29,99 €/mois pour la configuration de base, le service séduit les gros utilisateurs mais reste onéreux pour le grand public.
Enfin, il convient de garder un œil sur le petit dernier qui monte, Boosteroid – proche de GeForce Now dans le principe –, dont l'offre à moins de 10 €/mois est très attractive.

City Presse
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