Les spermicides, des contraceptifs alternatifs - Minizap Chambery
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Les spermicides, des contraceptifs alternatifs

Alternative au préservatif et aux contraceptifs hormonaux, les spermicides ont l'avantage de s'acheter librement et de s'utiliser facilement. Néanmoins, leur efficacité n'est pas à la hauteur de celle d'autres méthodes et ils doivent être employés avec précaution.

Si la pilule, le DIU (stérilet), l'implant ou encore les patchs sont des contraceptions bien connues du grand public lorsqu'on a pris la décision de supprimer le préservatif, elles peuvent ne pas convenir à toutes les femmes. Certaines ne supportent pas ou ne souhaitent plus avoir recours aux hormones pour se prémunir d'une éventuelle grossesse. Et si le stérilet au cuivre reste ici une alternative possible, il est souvent contre-indiqué pour celles qui souffrent de certaines maladies comme l'endométriose ou de règles abondantes. Or, dans l'arsenal des contraceptifs aujourd'hui à notre disposition, on ne pense pas toujours aux spermicides. Pourtant, ils peuvent s'intégrer à une sexualité épanouie, à condition d'être bien utilisés…

Comment ça fonctionne ?

Comme leur nom l'indique, les spermicides sont une contraception chimique élaborée généralement à base de chlorure de benzalkonium. Ces produits s'utilisent localement et vont tuer ou rendre inactifs les spermatozoïdes. Ils se présentent sous diverses formes.
L'ovule d'abord, que l'on insère dans le fond du vagin, en position allongée. Il est alors nécessaire d'attendre 5 à 10 minutes avant d'avoir un rapport afin qu'il puisse fondre. Il reste efficace durant 60 minutes environ et doit être renouvelé s'il y a un deuxième rapport. Les gels et crèmes doivent eux aussi être appliqués au fond du vagin et peuvent être utilisés juste avant le rapport. Ils ont l'avantage de faire également office de lubrifiant. Là encore, ils doivent être renouvelés à chaque câlin. Enfin, l'éponge imprégnée s'insère, elle aussi, au fond du vagin et reste efficace durant 24 heures. Il n'est donc pas nécessaire de la renouveler à chaque rapport mais elle doit être retirée entre 2 heures et 24 heures après la fin des ébats.
Quel que soit le type de produit employé, il est interdit de se laver au savon durant les 6 à 8 heures qui suivent le rapport, au risque de rendre le spermicide inactif. Une toilette à l'eau est en revanche autorisée. Attention, ces solutions chimiques ne protègent évidemment pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Une moindre efficacité

Les spermicides ont à leur crédit un certain nombre d'avantages : ils sont plutôt faciles à utiliser, peuvent servir de lubrifiant, s'achètent sans ordonnance, ne sont pas spécialement irritants pour la paroi vaginale et sont relativement discrets.
Néanmoins, ils ne sont pas la panacée non plus ! En effet, leur efficacité est bien inférieure à celle de la pilule ou du préservatif. C'est même l'une des contraceptions les moins efficaces… Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), « le taux de grossesses non souhaitées lors de la première année dans le cas d'une utilisation correcte et régulière de spermicides est de 18 %, de 5 % lors de l'utilisation de préservatifs féminins et de 2 % lors de l'utilisation de préservatifs masculins ». Autrement dit, en utilisant des spermicides, les femmes ont près de 2 chances sur 10 de tomber enceintes…

En complément d'une autre contraception

Ce n'est donc pas la contraception idéale pour celles qui ne souhaitent surtout pas mettre en route une grossesse ! Pour rendre plus efficaces les spermicides, il est fortement recommandé de les coupler avec d'autres méthodes contraceptives, telles que la cape cervicale ou le diaphragme, si on ne souhaite vraiment pas utiliser de préservatif.

Les contre-indications

Attention, les spermicides ne peuvent pas être utilisés par les femmes qui souffrent d'une IST, de mycose vaginale oui qui ont une plaie dans le vagin. En effet, les ovules destinés à traiter les mycoses peuvent rendre inactifs les spermicides.
Sachez que ces produits de contraception ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale et qu'ils coûtent entre 7 et 15 € environ.

M.K
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© iStock / City Presse
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