Vous comptez faire quelques tailles hivernales ? Ne jetez rien ! Récupérez les rémanents pour effectuer quelques boutures au débotté. Vous plantez, vous oubliez et au printemps, vous verrez bien. Ce sera toujours ça de pris !
Les boutures à bois sec se pratiquent lorsque les plantes sont en repos végétatif, entre novembre et février. À cette saison, les rameaux sont bien lignifiés, avec ou sans feuilles selon que la plante est persistante ou caduque. Cette technique fonctionne sur pratiquement tous les arbustes et arbrisseaux ligneux : phlomis, sauges, cornouiller, spirée, buddleia… Elle marche aussi avec la plupart des petits fruitiers comme les groseilliers, les cassissiers ou les mûriers mais pas les framboisiers ! Beaucoup d'arbres s'y prêtent aussi : saule, peuplier, figuier, noisetier, arbre à perruque… Évitez par contre les plantes herbacées aux tiges trop molles, les rosiers et la plupart des fruitiers qui, eux, nécessitent un porte-greffe. Pour le reste, tentez le coup !
Bouturez « sur le pouce »
Lors de la taille, prélevez parmi les déchets des rameaux d'environ un centimètre de diamètre, en supprimant la partie terminale trop tendre. Taillez des tronçons de 15 à 20 cm, en coupant en biseau sous un œil avec un sécateur propre et affûté. Coupez les feuilles en deux, s'il y en a, afin de limiter l'évapotranspiration. Piquez les boutures directement au pied de l'arbuste taillé, en enterrant la bouture aux deux tiers. Ne laissez dépasser que deux ou trois yeux. Tassez bien, arrosez, et laissez faire la nature.
Le verdict du printemps
Aucun soin particulier n'est requis durant l'hiver car les pluies se chargent d'humidifier le sol. Au printemps, certaines boutures redémarreront, d'autres pas. Le taux de réussite variera selon les espèces, la nature du sol ou les conditions atmosphériques, mais comme cela ne coûte rien et ne demande aucun effort, vous n'avez rien à perdre ! Faites des boutures en masse, et repiquez les survivantes à l'automne suivant.


