Durant la période du repos végétatif, c'est-à-dire tant que les branches ne portent pas de feuilles, on peut planter le groseillier « à racines nues », et les bonnes raisons ne manquent pas…
Si, comme pour la majorité des petits fruitiers (cassissiers, framboisiers…), on trouve essentiellement le groseillier (Ribes rubrum ou R. vulgare) en pot, on peut, de novembre à février, acheter des plants à racines nues. Avec eux, l'enracinement et la reprise sont meilleurs, et le prix d'achat, jusqu'à cinq fois inférieur ! Pour les trouver, il faut se rendre en pépinière ou passer par des sites d'horticulture spécialisés. Mais dans ce cas-là, pas de problème, le coût d'envoi par correspondance est réduit par le faible encombrement des plants qui supportent très bien le voyage. À réception, il faudra toutefois se hâter de les planter.
Préparez les racines

Avec un sécateur parfaitement affûté, coupez les racines abîmées, nécrosées ou celles qui s'entrecroisent. Puis enduisez tout le système racinaire avec du pralin.
Préparez le sol

À exposition ensoleillée ou mi-ombragée, faites un trou de 50 cm en tous sens. Mélangez la terre de jardin à du terreau ou du compost mûr, à parts égales. Dans les terres argileuses, ajoutez un tiers de sable. Remplissez le trou avec ce mélange.
La plantation

Le groseillier pousse en cépée composée de nombreuses tiges occupant près d'un mètre de diamètre. En conséquence, prévoyez un espacement de 120 cm entre chaque pied. Attention, le collet (jonction tiges/racines) doit affleurer le sol.
Arrosez et amendez

Avec le surplus de terre, faites une vasque autour du pied. Étalez environ 2 cm de fumier ou de compost à la surface du sol. Griffez pour l'incorporer, arrosez jusqu'à saturation de la terre (environ 30 litres) et étalez 10 cm de paillage organique (broyat, feuilles mortes…).
« Pense à celui qui a planté l'arbre dont tu manges les fruits. » Proverbe vietnamien


