Il est relativement aisé de donner un coup de pinceau pour rendre une location telle qu'on l'a investie. Si le changement du sol s'avère en revanche plus compliqué, il reste toutefois possible de demander l'aval de votre propriétaire ou de ruser avec des solutions réversibles.
Malgré la rude concurrence, votre dossier locatif a été accepté, la remise des clefs a eu lieu et vous avez enfin trouvé le cocon parfait pour les prochaines années ! Seule ombre au tableau : une moquette qui a vécu, un lino dépassé ou un parquet abîmé (rayez la mention inutile) qui vous empêche de vous sentir vraiment chez vous dans cette location. Existe-t-il des solutions pour vous approprier les lieux et si oui, dans quel ordre procéder ?
Que dit la loi ?
D'après l'article 7 f de la loi du 6 juillet 1989, le locataire ne peut transformer les locaux et équipements loués sans l'accord écrit du propriétaire. La première chose à faire est donc d'informer votre bailleur de vos projets afin de parvenir à un accord ! Ce dernier est en effet en droit d'exiger de retrouver son logement en l'état lorsque vous le quitterez, quand bien même vos travaux constitueraient une amélioration. C'est d'autant plus judicieux de trouver un terrain d'entente que, selon les cas et les travaux envisagés, votre propriétaire pourrait même accepter de partager les frais…
Des revêtements légers
En cas de refus, il reste possible d'opter pour des solutions légères et surtout, réversibles. Car à l'inverse, « le bailleur ne peut pas s'opposer aux aménagements réalisés par le locataire, dès lors que ceux-ci ne constituent pas une transformation de la chose louée », comme le précise l'article 6 d de la loi de 1989. Prenez seulement garde à ne pas coller le nouveau revêtement car il risquerait de dégrader l'ancien au moment du retrait !
De manière pratique, plusieurs possibilités s'offrent alors à vous. La pose d'un lino à votre goût s'avère l'une des plus simples à entretenir et des moins chères à mettre en œuvre. Comptez entre 15 et 50 € / m2 selon les finitions désirées, sachant que ces derniers peuvent désormais imiter de nombreux matériaux, tels que le bois, le carrelage ou le béton ciré. Côté format, ce revêtement existe sous forme de lames clipsables, de rouleaux en vinyle ou encore de dalles en PVC – l'essentiel étant de toujours le poser sans colle ni clou.
Des tapis à foison
Pour personnaliser votre chez-vous, vous pouvez également disposer des tapis par zone, en choisissant leur matière, taille et esthétique en fonction de leur emplacement et de vos goûts. Privilégiez les formats pratiques à nettoyer et lavables en machine pour la cuisine et la salle de bains, tandis que les tapis moelleux ou épais sont davantage indiqués pour la chambre ou le salon. L'astuce est certes plus décorative que structurelle, mais elle a l'avantage de ne pas altérer le sol de la location. Ces éléments pourront en outre facilement vous suivre dans votre prochain logement.
Et si le sol est abîmé ?
Le portail officiel de l'administration Service-public.gouv.fr rappelle que les réparations locatives, qui consistent en l'entretien courant de l'habitation et la réalisation de menus travaux, sont à la charge du locataire pendant toute la durée du bail. L'entretien des revêtements de sol en fait partie : il peut s'agir de cirer, d'entretenir la vitrification et de remplacer quelques lames d'un parquet ou encore de poser des raccords de moquette ou d'autres revêtements en cas de taches ou de trous. En revanche, votre propriétaire a l'obligation de vous fournir un logement décent et en bon état ! Sont à sa charge les réparations structurelles d'ampleur ainsi que celles liées à des cas de force majeure (intempérie climatique par exemple) ou à la vétusté.


