Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection confirme les ambitions de Capcom sa sous-série. Fini le spin-off enfantin destiné à un public jeune : ce troisième opus assume un ton résolument plus mature, porté par un scénario géopolitique où deux royaumes rivaux, Azuria et Vermeil, s'affrontent sur fond de catastrophe écologique. Le système de combat au tour par tour, fondé sur un triangle puissance-technique-vitesse, gagne en profondeur avec la jauge « Wyvernsoul » qui permet de renverser les monstres pour déclencher des assauts dévastateurs. La capture et l'élevage de créatures, les fameux « Monsties », reste au cœur de l'expérience, enrichie par un système de transfert de gènes revu qui ne détruit plus les monstres sacrifiés. Le saut graphique est saisissant : le rendu « cel-shading » évoque Dragon Quest XI et les monstres sont enfin à l'échelle de ceux de la série principale.
Pour la première fois, le jeu sort simultanément sur PS5, Xbox, PC et Switch 2, même si la version Nintendo affiche un framerate parfois instable, oscillant entre 25 et 50 images par seconde. Avec 30 à 50 heures de jeu pour la seule trame principale, Stories 3 a tous les arguments pour sortir de l'ombre de Monster Hunter Wilds et s'imposer comme une saga à part entière.
Monster Hunter Stories 3 : Twisted Reflection, Nintendo Switch 2, PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, 70 €.


