Forza Horizon 6 place la célèbre franchise automobile dans le décor que les fans réclamaient depuis des années : un Japon condensé, recomposé, pensé pour la conduite. Après plusieurs heures passées entre Tokyo, les docks, les petites routes rurales, les cols de montagne et les vues sur le mont Fuji, l'évidence s'impose assez vite : c'est l'une des cartes les plus agréables de la série. Les courses de touge (petites routes sinueuses nippones) donnent enfin du relief au drift, les rues éclairées de la capitale font merveille en street racing, et les transitions entre ville, campagne, neige et littoral donnent envie de couper le GPS pour simplement rouler. La conduite garde ce mélange très Forza, accessible sans être molle, spectaculaire sans devenir absurde. Le retour d'une progression par rangs et bracelets donne aussi un peu plus de sens à l'avalanche d'épreuves et de voitures, même si les habitués retrouveront beaucoup de structures connues. Le jeu impressionne surtout par sa finition : image superbe, fluidité solide, ambiance musicale efficace et garage colossal. Les limites sont celles d'une série arrivée à maturité : quelques événements principaux manquent de surprise et la personnalisation hors voiture reste légère. Mais en tant que bac à sable automobile, Forza Horizon 6 demeure difficile à battre.
Forza Horizon 6, Xbox Series X/S, PC, 70 €


