Près de 4 millions, c'est le nombre de personnes en France qui subissent une précarité menstruelle selon l'association Règles élémentaires. Certaines n'ont pas du tout accès ou en quantité insuffisante aux dispositifs de protection, quand d'autres se privent de biens de première nécessité pour en acheter. Pour tenter de gommer cette inégalité, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024 avait prévu le remboursement de certaines protections périodiques pour les moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, sans limite d'âge. Le 18 avril dernier, soit deux ans plus tard, le décret a enfin été publié au Journal officiel. La mesure s'appliquera dès la rentrée prochaine.
Quatre dispositifs plus écologiques pris en charge
Pour aider les jeunes femmes étudiantes, en formation ou victimes de la précarité sociale, plusieurs dispositifs réutilisables (afin de réduire l'impact environnemental des protections jetables) vont bientôt être remboursés à 60 % par l'Assurance maladie – le reste pourra éventuellement être pris en charge par les mutuelles.
C'est le cas des serviettes hygiéniques lavables, conçues principalement en coton biologique, et qui peuvent durer plusieurs années si elles font l'objet d'un bon entretien. Sont également concernées les culottes absorbantes, coupes menstruelles en silicone médical ainsi que les disques menstruels.
Ces accessoires indispensables à toute personne menstruée devront être achetés en pharmacie pour bénéficier du remboursement. Cette nouvelle mesure devrait toucher 6,7 millions de femmes.




