Comment concilier salariat et statut de pompier volontaire ? - Minizap Vallée de l'Arve
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Comment concilier salariat et statut de pompier volontaire ?

Les sapeurs-pompiers ont été fortement mobilisés cet été. Or, la majorité sont des volontaires qui exercent une activité professionnelle en parallèle. La législation prévoit donc des aménagements pour leur permettre d'être sur tous les fronts. Focus.

On le sait peu mais sapeur-pompier, c'est avant tout une histoire de volontariat en France ! En effet, d'après les chiffres 2025 du ministère de l'Intérieur, près de 78 % des effectifs sont des volontaires (200 961 personnes), loin devant les 17 % de professionnels (44 303) et les 5 % de militaires (13 377). Dès lors, la majorité des soldats du feu ont un métier en parallèle des missions effectuées pour les services d'incendie et de secours. Focus sur un statut bien spécifique.

Un engagement sur 5 ans

Avant toute chose, précisons que les volontaires participent aux mêmes missions que les professionnels : secours et soins d'urgence, lutte contre les incendies, secours routier ou encore protection des personnes, des biens et de l'environnement. Pour ce faire, ils effectuent des gardes (présence physique au centre de secours) ou des astreintes (rester disponible non loin de la caserne). De même, ils peuvent grimper dans la hiérarchie grâce à l'expérience.
Vous pouvez déposer votre candidature dès 16 ans (avec l'accord de vos parents), à condition d'être en parfaite condition physique. Vous devrez suivre une formation initiale de 10 à 30 jours (répartis sur 1 à 3 ans) et vous vous engagerez pour 5 ans renouvelables, même si des périodes de suspension sont possibles pour raisons familiales, professionnelles, scolaires ou encore pour un congé parental. Les plus passionnés devront tout de même raccrocher à 67 ans (70 ou 72 ans pour certaines professions médicales).

Une vocation indemnisée

Dans la mesure où il s'agit de volontariat, vous ne serez pas rémunéré. En revanche, vous percevrez une indemnisation (exonérée d'impôts) dépendant de votre grade : 8,71 € de l'heure pour un simple sapeur-pompier et jusqu'à 13,11 € pour un officier. À la fin de votre engagement, si vous avez effectué au moins 15 ans de service et que vous avez atteint 55 ans, vous toucherez une « prestation de fidélisation et de reconnaissance », allant de 512,50 € à 3 074,85 € en fonction du nombre d'années d'engagement.
D'autre part, la loi vous octroie des trimestres de retraite supplémentaires en tant que sapeur-pompier volontaire : de 1 trimestre pour 10 ans de service jusqu'à 3 trimestres pour 25 ans. Attention : ils comptent pour obtenir une pension à taux plein mais ne permettent pas une retraite anticipée pour carrière longue.

Des aménagements d'activité

Si la mission de sapeur-pompier volontaire s'exerce avant tout sur votre temps libre, il peut arriver que vous soyez mobilisé pendant vos horaires de travail. C'est pourquoi la loi prévoit des autorisations d'absence pour effectuer des missions de secours, des actions de formation, ainsi que pour participer aux réunions du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Pour s'opposer à votre départ, votre employeur doit alors adresser un refus motivé par une nécessité absolue pour le fonctionnement de l'entreprise au SDIS.
Notez que depuis 2021, un salarié ou agent public sapeur-pompier volontaire peut aussi bénéficier d'un don anonyme de jours de repos par un collègue. D'autre part, certaines entreprises ont signé une convention sur la disponibilité avec leur service d'incendie afin de prévoir les périodes durant lesquelles le salarié pourra partir en intervention, le volume maximal d'absence, etc.
Concernant les droits salariaux : votre entreprise n'est pas tenue de rémunérer vos absences. Par contre, vos missions de sapeur-pompier sont considérées comme du temps de travail effectif et comptent par conséquent dans le calcul des congés payés, de l'ancienneté et des droits sociaux.

Renseignez-vous sur le portail officiel www.pompiers.fr

Julie Polizzi
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© iStock / City Presse
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