La ronce fruitière n'a besoin de personne pour s'enraciner toute seule lorsque le bout de ses sarments touche le sol. Alors vous imaginez à quel point il est facile de la marcotter !
Le marcottage présente un avantage décisif sur le bouturage : la tige reste reliée au pied-mère durant toute l'opération. La sève continue de circuler, les nutriments affluent, et le risque de dessèchement tombe à zéro. À l'inverse de la bouture, la marcotte n'a pas à compter sur ses propres réserves pour s'en sortir. Pour cette technique, la ronce fruitière est une candidate rêvée. Ses longues tiges souples s'arquent naturellement vers le sol, comme si elles n'attendaient que ça. Et surtout, elles sont gorgées d'auxine, cette hormone végétale qui déclenche et accélère puissamment l'émission des racines au contact du sol. Il n'y a qu'à enterrer le bout d'une tige pour que des racines apparaissent.
Sélection et préparation

De la fin du printemps à l'automne, choisissez une tige vigoureuse et saine de la ronce, suffisamment longue pour pouvoir lui faire toucher le sol. Supprimez les feuilles et les éventuelles fleurs sur la partie que vous allez mettre en terre.
Mise en terre

Creusez un trou dans le sol d'environ 15 cm de profondeur sur 30 cm de longueur. Arquez doucement le rameau, enfoncez l'extrémité effeuillée de la tige dans le trou et recouvrez-la de terreau. Au besoin, maintenez-la en la fixant avec une ou deux agrafes en fil de fer.
De l'eau et de l'ombre

Arrosez régulièrement pour maintenir le sol humide. Vous pouvez si besoin installer une petite ombrière, afin de limiter l'évaporation et les coups de soleil intenses.
L'attente

Vous pourrez récupérer votre rejeton en coupant la tige mère au ras du sol dans le courant de l'automne. Avec une petite pelle, déterrez-le délicatement et replantez-le à sa place définitive. C'est du tout cuit !
« Qui en juin se porte bien, au temps chaud ne craindra rien. » Dicton français


