Près de vingt ans après le dernier Castlevania en 2D, Konami confie sa saga au studio bordelais Evil Empire, épaulé par Motion Twin, les créateurs de Dead Cells. Paris, 1499 : la capitale brûle, Notre-Dame disparaît sous le château de Dracula et Rose Belmont, fille de Trevor, part traquer les monstres avec le fouet Vampire Killer. L'arme sert autant à frapper qu'à se déplacer, Rose se balançant d'un ancrage à l'autre ou se propulsant sur ses ennemis, ce qui donne au metroidvania un rythme inédit. Chaque boss vaincu, la Mort, Méduse, Carmilla ou une Jeanne d'Arc maudite, est scellé dans une carte de tarot et offre un sort. Sept familles d'armes et des reliques complètent la panoplie. La direction artistique, Paris médiéval en flammes et catacombes gothiques, est le grand atout du jeu, avec sa bande-son qui mêle orgue et électro. Le défi est relevé et les sauvegardes rares, mais un mode Personnalisé permet d'adoucir ou de corser chaque règle. Une quinzaine d'heures suffisent pour faire le tour de ce petit chef-d'œuvre, davantage pour tout fouiller.
Castlevania: Belmont's Curse, PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch, 29,99 € (39,99 € en Midnight Edition)


