D'après la Haute autorité de santé (HAS), près de 80 % des adultes seraient infectés par l'un des nombreux HPV existants (Human Papilloma Virus en anglais ou papillomavirus humains) au cours de leur vie. Si certaines de ces infections génitales sexuellement transmissibles ne sont pas dangereuses, d'autres peuvent s'avérer beaucoup plus graves, et causer, par exemple, des cancers de l'utérus. La vaccination à l'adolescence étant le moyen de prévention le plus efficace, évitant jusqu'à 90 % de ces infections, le gouvernement s'est fixé de renforcer l'amélioration de la couverture vaccinale chez les filles et garçons de 11 à 14 ans, cible principale, d'ici 2030. Selon le bulletin national « Vaccination des enfants, adolescents et jeunes adultes. Données 2025 » de Santé publique France, rendu public il y a quelques semaines, 61,6 % des jeunes filles de 15 ans ont reçu au moins une dose (contre 58,4 % en 2024), quand 50,7 % âgées de 16 ans ont un schéma complet, comprenant deux doses, à cinq mois d'intervalle (contre 48,0 % en 2024). Du côté de leurs homologues masculins, les résultats sont aussi en hausse puisque 46 % des garçons âgés de 15 ans ont reçu au moins une dose (contre 36,9 % en 2024) et 32,1 % des adolescents de 16 ans ont un schéma complet. Le rapport met également en exergue les régions au sein desquelles les couvertures de vaccination sont les plus fortes (Bretagne et Pays de la Loire) mais aussi celles où les jeunes se font le moins vacciner (quart Sud-Est et DROM).
Enfin, pour les jeunes gens ayant raté le coche de la vaccination à l'adolescence, pas de panique, il est encore possible de se faire vacciner contre le HPV jusqu'à 26 ans révolus.


