Le botox, un allié des troubles de la mâchoire - Minizap Vallée de l'Arve
Santé

Le botox, un allié des troubles de la mâchoire

Plusieurs fois par jour et sans nous en rendre compte, nous utilisons les muscles de notre mâchoire. Néanmoins, une contraction excessive peut mener à des douleurs que le botox pourrait semble-t-il soulager.

Bruits articulaires, blocages, grincements des dents, craquements, douleurs dans les muscles masticateurs… vous souffrez probablement d'une des pathologies de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM). Jusqu'à il y a peu, seules des séances de kinésithérapie ou d'ostéopathie, ainsi que certains médicaments arrivaient à dénouer les tensions rencontrées. Mais ça, c'était avant ! Une autre technique tout droit venue du domaine esthétique semble faire ses preuves : le botox. On vous dit tout.

Tout savoir sur ces troubles

Le syndrome algo-dysfonctionnel de l'appareil manducateur, également appelé Sadam ou syndrome de Costen, regroupe les dysfonctionnements qui surviennent au niveau de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM), autrement dit celle qui relie la mâchoire inférieure au crâne, comprenant os, muscles et ligaments.
Les personnes qui en souffrent se plaignent généralement de douleurs juste devant l'oreille, au niveau de la mâchoire ou qui irradie jusque dans les cervicales, de claquements et autres bruits articulaires, de malocclusion dentaire, de difficultés à ouvrir la bouche ou de blocages et même d'acouphènes ou de maux de tête… Ces symptômes sont souvent les conséquences d'un bruxisme, de traumatismes comme une fracture, d'une anomalie de la mâchoire ou d'une maladie inflammatoire chronique.
Pour soulager les patients, les médecins peuvent préconiser de porter une gouttière si besoin, d'effectuer des séances de kinésithérapie ou d'ostéopathie dans le but de dénouer les tensions musculaires, mais aussi prescrire des injections de décontractants et dans certains cas, recommander une chirurgie.

Le botox à des fins thérapeutiques

Parmi les différentes approches pour traiter ces pathologies, il existe également le botox. Si cette toxine botulique, sécrétée par une bactérie, est utilisée en médecine esthétique pour réduire les rides du visage et lisser la peau, elle est également employée dans le traitement de certaines affections depuis les années 70. En effet, le principe du botox est de réduire la contraction des muscles. Des injections dans les masséters (muscles masticateurs) permettraient donc de relâcher l'ensemble de la zone sensible et de diminuer ainsi les douleurs occasionnées, sachant que l'effet dure en moyenne entre 4 et 6 mois. C'est intéressant notamment en cas de bruxisme, un trouble touchant 10 à 15 % de la population adulte selon l'Union française pour la santé bucco-dentaire, qui se caractérise par des grincements ou serrements de dents, de façon involontaire et répétée, durant le sommeil ou au cours de la journée, au point de provoquer une tension forte et une crispation des muscles de la mâchoire.
Si l'usage de ce produit a des fins esthétiques n'est pas remboursé par la Sécurité sociale, sachez en outre que les prescriptions médicales effectuées dans le cadre du traitement de certaines pathologies, dont le bruxisme, permettent, sous certaines conditions, une prise en charge partielle.
Dès lors, le botox fait partie intégrante des options thérapeutiques à envisager si vous souffrez d'une pathologie de l'articulation temporo-mandibulaire (ATM). Pour avoir des informations complémentaires sur cette pratique et sa faisabilité, rapprochez-vous de votre médecin.

Julie Pitaud
Photos liées à l'article
© iStock / City Presse
© iStock / City Presse
Santé

Des chutes de plus en plus mortelles

Première cause de mortalité accidentelle chez les seniors, les chutes sont un véritable enjeu de santé publique. Lancé en 2022, le Plan antichute des personnes âgées s'était fixé pour objectif de réduire de 20 % les chutes mortell...
Lire la suite
Des chutes de plus en plus mortelles
Santé

TDAH, autisme, anorexie : le microbiote en cause ?

L'origine de certains troubles mentaux est-elle à chercher auprès de notre deuxième cerveau ? C'est la piste envisagée par une étude de l'université Comenius de Bratislava (Slovaquie), publiée dans la revue Neuroscience en octobre...
Lire la suite
TDAH, autisme, anorexie : le microbiote en cause ?
Santé

Tout ce qu'on ne dit pas sur la PMA

En France, plus de 3 millions de personnes sont confrontées à l'infertilité. Pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient néanmoins devenir parents, il existe la procréation médicalement assistée (PMA). Mais un tel parcours pour ...
Lire la suite
Tout ce qu'on ne dit pas sur la PMA