Derrière l'abréviation PTC se cache une drogue de synthèse appelée « Pète ton crâne ». Si ce nom on ne peut plus évocateur se veut détonant, les effets de cette substance le sont tout autant. On fait le point sur ce stupéfiant de plus en plus répandu et qui fait des ravages inquiétants.
Effets puissants et lourdes conséquences
Également surnommé « buddha blue », le PTC fait partie de la famille des cannabinoïdes synthétiques, ces molécules chimiques imitant les effets du tétrahydrocannabinol (THC), présent dans le cannabis. Vendue illégalement de la main à la main ou sur internet, cette substance se consomme principalement sous la forme d'un liquide à verser dans une cigarette électronique ou un blend, mais peut également se trouver en poudre.
Si cette drogue séduit de plus en plus de jeunes (plusieurs centaines d'intoxications en France), principalement au collège ou lycée, c'est parce que son prix est attractif (seulement une dizaine d'euros le flacon), mais surtout pour ses effets puissants et addictifs qui donnent l'impression de planer. Des effets qui ne sont pas sans conséquences et qui peuvent entraîner pertes de mémoire, anxiété, crises de panique, paranoïa, dépressions, hallucinations, vomissements ainsi que des troubles cardiaques et la mort par overdose.
Une drogue qui passe inaperçue
En plus des ravages qu'elle cause, cette drogue populaire n'est pas facilement détectable. En effet, le PTC échappe aux tests de dépistage standards salivaires du cannabis en raison de l'absence de THC.
Pour tenter d'enrayer ce fléau, la prévention est l'action principale à mener. C'est pourquoi les campagnes de sensibilisation sont nombreuses, depuis les affichages jusqu'aux témoignages de professionnels de la santé dans les établissements scolaires.


