Depuis le dimanche 1er mars, il faut désormais débourser davantage lors d'une hospitalisation ou d'un passage aux urgences. Le forfait journalier, correspondant aux frais quotidiens d'hébergement et d'entretien à l'hôpital, est ainsi passé de 20 à 23 € par jour – sauf en psychiatrie, où il est désormais de 17 € au lieu de 15 € –, tandis que le forfait dit « patient urgences » est lui aussi fixé à 23 €, contre 19,61 € auparavant. Les femmes enceintes et les personnes en affection de longue durée bénéficient pour leur part d'un tarif réduit, qui passe tout de même de 8,49 € à 9,96 €. Et ce n'est pas tout, puisqu'en avril, ce sont les actes médicaux facturés 120 € ou plus qui verront leur participation forfaitaire augmenter, pour passer de 24 € à 32 €. Généralement couverts par les mutuelles, ces restes à charge devraient faire participer les complémentaires santé à hauteur de 450 millions d'euros supplémentaires par an. Si certains craignent une répercussion sur les tarifs des cotisations l'année prochaine, cette hausse risque aussi de pénaliser les quelque 3 millions de Français ne bénéficiant pas d'une complémentaire santé et qui devront donc s'acquitter eux-mêmes de ces nouveaux forfaits.


