À partir d'indicateurs biopsychosociaux englobant la santé, la cognition et le mode de vie, une équipe de chercheurs – dont les travaux ont été publiés fin 2025 dans la revue PLOS Biology – a identifié cinq types de dormeurs. Tous étaient associés à des schémas mentaux et cognitifs distincts.
Cinq profils
Le premier profil, caractérisé par une mauvaise qualité globale du sommeil avec un long temps d'endormissement, était ainsi associé à de l'anxiété, de la dépression, de la colère ou du stress. Le second présentait une « résilience du sommeil » : avec des troubles de l'attention mais sans difficulté de sommeil. Le troisième profil qui utilisait des somnifères voyait sa mémoire visuelle et sa reconnaissance émotionnelle affectées. Le quatrième, qui ne dormait pas assez, avait des temps de réaction plus longs dans des tâches cognitives comme le langage. Enfin, le dernier, avec des troubles du sommeil, des douleurs et des réveils fréquents, et particulièrement retrouvé chez les consommateurs d'alcool ou de tabac, montrait notamment des comportements agressifs et des difficultés dans le traitement du langage et de la mémoire de travail.
Des schémas uniques
Au niveau de l'organisation cérébrale, il ressort de cette étude que les différents profils ont leur propre schéma de connectivité. Les résultats soulignent ainsi « l'interaction cruciale entre les paramètres biopsychosociaux et le sommeil », et pourraient être utilisés par les milieux de la recherche et clinique pour « mieux soutenir le bien-être des individus ».


