Frais d'agence immobilière : l'addition des locataires va grimper - Minizap Pays Voironnais
Immobilier

Frais d'agence immobilière : l'addition des locataires va grimper

Alors que les frais d'agence immobilière facturés aux locataires sont encadrés depuis 2014, leur montant n'avait jamais été revalorisé. Un arrêté paru au cours de l'été et entré en vigueur le 1er janvier 2026 change dorénavant la donne…

À l'heure de signer le bail d'un nouveau logement, tout locataire sait bien qu'il va devoir sortir une somme rondelette ! Entre le premier mois de loyer à acquitter (voire plusieurs s'il s'agit d'une location meublée), le dépôt de garantie, les dépenses d'équipement, ainsi que les frais d'agence immobilière, l'addition d'un emménagement peut vite flamber. Or, si les honoraires du gestionnaire étaient jusqu'ici strictement plafonnés, ils sont désormais voués à évoluer chaque année. Explications.

Des prestations plafonnées

La mise en location d'un bien entraîne divers frais revus à la hausse lorsqu'un pro joue les intermédiaires. C'est pourquoi la loi Alur de 2014 a posé des limites. Ainsi, le locataire ne doit pas payer plus de la moitié du coût des prestations facturées par l'agence immobilière dans le cadre de son entrée dans le logement. On fait référence ici aux honoraires demandés pour la visite, la constitution du dossier, la rédaction du bail et l'état des lieux.
De plus, bien que les gestionnaires fixent librement leurs tarifs, la législation a soumis ces quatre services spécifiques à un plafonnement tarifaire, afin d'éviter les abus. Jusqu'en 2025, une agence immobilière ne pouvait pas réclamer plus de 3 €/ m2 de surface habitable à un locataire au titre de l'état des lieux, tandis que les frais de dossier, de visite et de rédaction du bail étaient plafonnés à 12 €/ m2 en zone très tendue, 10 € en zone tendue et 8 € sur le reste du territoire.
Bon à savoir : le coût de la gestion locative assurée par l'agence immobilière ainsi que celui de l'état des lieux de sortie sont en revanche à la charge exclusive du propriétaire, selon des tarifs fixés librement.

Nouvelle indexation

Mais alors que le décret du 1er août 2014, pris dans le cadre de la loi Alur, prévoyait la possibilité de réviser de façon annuelle ces plafonds tarifaires, aucun texte ministériel n'a été pris durant plus d'une décennie. C'est désormais chose faite ! Un arrêté du 17 juillet 2025 a prévu une réévaluation au 1er janvier 2026 en indexant ces seuils maximums sur l'indice de référence des loyers (IRL), mais à la condition que l'évolution de cet indicateur soit positive. Et justement, la comparaison entre les IRL du 3e trimestre de 2024 et de 2025, qui sert de base au calcul, révèle une hausse modérée de 0,87 % sur un an. Dès lors, les agences immobilières sont en droit de réclamer jusqu'à 3,03 €/m2 au titre de l'état des lieux, tandis que le coût des trois autres prestations peut atteindre 12,10 €/m2 en zone très tendue, 10,09 €/m2 en zone tendue et 8,07 €/m2 ailleurs.
Si l'impact financier est par conséquent minime en 2026, la facture des nouveaux locataires pourrait s'alourdir en fonction de l'évolution de l'IRL dans les prochaines années…

Julie Polizzi
Photos liées à l'article
© iStock / City Presse
© iStock / City Presse
Immobilier

La taxe d'aménagement en baisse

Si vous projetez d'installer un abri de jardin, de faire construire une piscine ou encore de viabiliser vos combles, bonne nouvelle, la taxe d'aménagement à laquelle vous êtes redevable recule de 4,06 % cette année ! En cause : so...
Lire la suite
La taxe d'aménagement en baisse
Immobilier

Tout comprendre à l'encadrement des loyers

Lorsque l'offre de logements ne suffit pas à combler les besoins locaux, trouver un toit devient rare et très cher. C'est pour éviter les abus que la législation encadre l'évolution des loyers en zone tendue, tandis que certaines ...
Lire la suite
Tout comprendre à l'encadrement des loyers
Immobilier

Balcon : quels sont les aménagements autorisés ?

Avec les beaux jours revient l'envie d'exploiter le moindre mètre carré d'extérieur disponible ! En immeuble, balcons et terrasses sont ainsi allègrement aménagés en cocons conviviaux et verdoyants. Mais attention, vous ne pouvez ...
Lire la suite
Balcon : quels sont les aménagements autorisés ?