Au jardin, les constructions en bois de palette ne sont guère durables dans le temps, surtout lorsqu'elles sont destinées à être enfoncées dans le sol. On frise alors l'art éphémère… Erreur fatale !
Tous les adeptes du DIY (Do It Yourself) ont un jour été amenés à bricoler du mobilier ou des accessoires en bois de palette. Et pour cause : la ressource est illimitée, durable (au sens écologique du terme) et surtout… gratuite. C'est donc une manne de bois intarissable qui permet toutes les constructions imaginables. À condition de savoir d'abord patiemment les démonter pour en récupérer les planches, sans les abîmer et sans s'énerver, ce qui n'est pas à la portée du premier venu.
De sacrées pieds-tendres
Le problème, c'est que les palettes sont généralement fabriquées en bois tendre, de type pin ou peuplier : des essences certes faciles à travailler, mais qui s'avèrent très peu résistantes aux attaques des insectes et des champignons xylophages. Pour les usages intérieurs, il n'y a aucun problème, mais à l'extérieur, a fortiori au contact direct et permanent du sol, ce type de bois n'est pas adapté. C'est particulièrement le cas pour les jardinières, les clôtures ou les bordures qui sont directement enfouies dans le sol. Entre l'humidité stagnante, due aux pluies et à l'arrosage, et le travail de sape des micro-organismes du sol, il est rare que ces constructions en bois de palette, dont les planches sont peu épaisses, durent plus de deux saisons.
Faire le bon choix
Bien sûr, avec un traitement extérieur associé à la pose d'un revêtement étanche intérieur ou le badigeonnage au goudron de Norvège, et en positionnant un drainage de gravier sous la fondation, on peut accroître la durée de vie du bois des jardinières. Mais le plus simple reste quand même, pour éviter les entretiens complexes et les déconvenues, de recourir à des bois imputrescibles (planches en robinier ou châtaignier, poutres en cœur de chêne…), des bois traités (pin autoclave classe 4…) ou des matériaux non organiques (métal, pierre, béton…).


