Avec son aspect chaleureux et son aura solaire, le claustra en terre cuite s'est d'abord fait sa place au sein des espaces extérieurs, notamment sur les balustrades et séparations de terrasses, de cours, de jardinets et autres balcons. Mais parce qu'il permet justement de diviser l'espace tout en laissant filtrer la lumière et en apportant du relief, ce type de cloison semi-ouverte a tout intérêt à gagner l'intérieur de la maison.
Une cloison sous le signe du soleil
Choisi dans une nuance naturelle, c'est-à-dire ocre ou « terracotta », son matériau ancestral insuffle instantanément un charme méditerranéen à la pièce. Tandis qu'en blanc, on met carrément le cap sur la Grèce ! Le rendu peut également varier selon le motif et la taille du maillage choisi : rectangulaire ou géométrique pour un look brutaliste, rond dans un registre plus doux ou plus pop, ou encore floral et resserré, dans un style oriental rappelant les moucharabiehs, ces trésors architecturaux communs à de nombreux pays arabes.
De nombreuses possibilités
Cette paroi ajourée peut par exemple être utilisée pour séparer une cuisine d'un salon, donner du jour à un couloir ou un hall d'entrée aveugle, façonner une tête de lit dans une chambre spacieuse ou encore créer une ouverture texturée, comme on le fait habituellement vers l'extérieur, mais cette fois d'une pièce à l'autre. Sur un plan pratique, procéder au montage soi-même d'un claustra en terre cuite est en outre possible sous certaines conditions. Il est d'abord essentiel de s'assurer de travailler sur une surface suffisamment solide, car les briques, même creuses, peuvent vite peser lourd ! Une fois le calepinage effectué (étape d'autant plus importante si l'on choisit un motif symétrique), le montage nécessite la préparation et la pose d'un mortier adapté, de type mortier colle ou chaux et ciment. Le jointoiement pourra ensuite être réalisé dans une teinte proche de la terre cuite, et l'on appliquera enfin un enduit hydrofuge de manière à protéger la structure durablement.


